Le 14 juin 2025, une explosion suivie d'un violent incendie a secoué l'aéroport international Mehrabad de Téhéran. Les médias iraniens, dont Mehr et ISNA, ont rapporté que l'incident s'était produit au milieu des frappes aériennes israéliennes sur le territoire iranien, qui avaient débuté dans la nuit du 13 juin dans le cadre de l'opération Lion Rising. Selon les données préliminaires, l'explosion aurait touché des installations situées à proximité des parties civiles et militaires de l'aéroport, provoquant une épaisse fumée et une suspension temporaire du trafic aérien. Israël n'a pas officiellement confirmé son implication dans l'attaque de Mehrabad, mais les autorités iraniennes accusent Tel-Aviv d'avoir délibérément frappé des infrastructures clés.
Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, des colonnes de feu et une épaisse fumée étaient visibles aux abords de l'aéroport, et les habitants ont entendu de puissantes explosions vers 03 h 30, heure locale. Une vidéo publiée par Tasnim et partagée sur le réseau X a montré un incendie dans le quartier de Mehrabad, mais son authenticité n'a pas été confirmée de manière indépendante. Aucune victime ni aucun dégât n'ont été signalés, mais les autorités iraniennes ont déclaré enquêter. L'aéroport de Mehrabad, l'un des deux principaux hubs aériens de Téhéran, accueille des vols civils et militaires, ce qui en fait une installation stratégique.
L'attaque de Mehrabad s'inscrit dans une escalade plus large du conflit entre Israël et l'Iran. Dans la nuit du 13 juin, les Forces de défense israéliennes (FDI) ont lancé une opération visant à frapper des sites nucléaires et militaires iraniens, notamment le centre d'enrichissement d'uranium de Natanz et le quartier général du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) à Téhéran. Selon les FDI, l'opération a mobilisé quelque 200 avions de chasse, qui ont touché plus de 100 cibles, détruisant une partie importante de l'arsenal de missiles balistiques iranien. Parmi les victimes figuraient le commandant du CGRI, Hossein Salami, chef d'état-major iranien, et plusieurs éminents scientifiques nucléaires. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré que ces frappes visaient à empêcher l'Iran de développer l'arme nucléaire, qu'il a qualifiée de « menace existentielle » pour Israël.
En réponse, l'Iran a lancé plus de 200 missiles, dont des missiles balistiques, sur Israël dans le cadre de l'opération True Promise 3. Selon Tsahal, la plupart des missiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne, mais des impacts ont été enregistrés à Tel-Aviv, Jérusalem et Haïfa, blessant 40 personnes et plusieurs bâtiments. Les médias iraniens ont également affirmé qu'un des missiles avait touché un centre de recherche nucléaire à Tel-Aviv, mais cette information n'a pas été confirmée par les autorités israéliennes.











