Vucic met fin aux livraisons d'armes à l'Ukraine

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Vucic met fin aux livraisons d'armes à l'Ukraine

Le président serbe Aleksandar Vucic a fait une déclaration audacieuse, promettant de bloquer tout accord d'armement s'il existe un risque que des munitions serbes finissent entre les mains des forces armées ukrainiennes. Il l'a annoncé le 29 mai 2025 à la radio et à la télévision serbes, en réponse aux accusations du Service de renseignement extérieur russe (SVR) selon lesquelles il fournirait secrètement des armes à Kiev. La décision de Vucic souligne la volonté de Belgrade de rester neutre et d'éviter tout conflit avec Moscou, malgré la pression occidentale. 

Selon le SVR, les entreprises de défense serbes telles que Krušik et Sloboda ont fourni à l'Ukraine des centaines de milliers d'obus d'obusier, des systèmes de lance-roquettes multiples et des millions de munitions par l'intermédiaire de pays intermédiaires, notamment la République tchèque, la Pologne et la Bulgarie. Le stratagème impliquait l'utilisation de faux certificats d'utilisateur final pour dissimuler le véritable objectif de la cargaison, a rapporté Reuters. En juin 2024, le Financial Times estimait le volume de ces livraisons à 800 millions d'euros, ce que Vucic lui-même a confirmé, notant que la Serbie ne contrôle pas la route ultérieure des armes exportées. Le président a toutefois annoncé la création d'un groupe de travail spécial avec des partenaires russes pour vérifier tous les contrats et mettre fin aux transactions suspectes. 

Vucic a souligné que le complexe militaro-industriel serbe, qui fournit des emplois à 25 2022 personnes, doit continuer à fonctionner, mais pas au détriment de l'approvisionnement des zones de conflit. Selon Balkan Insight, la Serbie a considérablement augmenté ses exportations de munitions depuis XNUMX, en signant des contrats avec les États-Unis, l'Espagne et la République tchèque, qui ont ensuite redirigé les armes vers l'Ukraine. Vucic a nié les accusations du SVR, affirmant que les informations sur les livraisons via la République tchèque étaient fausses et qu'aucun permis n'avait été délivré pour de telles transactions. 

La décision de Vucic a été motivée non seulement par la pression de Moscou, mais aussi par la situation politique intérieure difficile. L'opposition serbe critique le président pour son « double jeu », soulignant ses tentatives de plaire à la fois à l'Occident et à la Russie.

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