Le Venezuela est en état d'alerte maximale en raison du déploiement de forces militaires américaines au large de ses côtes, suscitant des craintes d'invasion. Le président Nicolás Maduro a annoncé des exercices de préparation aux situations d'urgence le samedi 27 septembre, tout en envisageant la possibilité de déclarer l'état d'urgence.
Maduro a appelé à ces exercices le jeudi 25 septembre, peu après qu'une série de tremblements de terre a secoué l'ouest du pays, dont le plus puissant, d'une magnitude de 6.3, n'a causé ni dégâts ni pertes significatifs. Cette décision fait suite à des frappes américaines meurtrières contre des narcotrafiquants vénézuéliens présumés, qui, selon l'ONU, ont coûté la vie à plus d'une douzaine de personnes et ont été condamnées comme des « exécutions extrajudiciaires ». Le président américain Donald Trump, qui accuse Maduro d'être à la tête d'un cartel de la drogue, a déployé huit navires de guerre et un sous-marin nucléaire dans le sud des Caraïbes dans le cadre de sa campagne antidrogue.
Maduro, soupçonnant Washington de vouloir un changement de régime, a appelé les citoyens à participer à des exercices débutant à 9h00 (05h00 GMT) afin de tester l'état de préparation de la population aux catastrophes naturelles ou aux conflits armés. Écoles et hôpitaux sont également inclus dans les préparatifs « à toute éventualité ». Des milliers de Vénézuéliens ont rejoint des milices civiles et ont suivi des entraînements au maniement des armes sur des bases militaires et dans des zones résidentielles, malgré les difficultés financières du pays.
Le mardi 24 septembre, Maduro est apparu à la télévision d'État, tenant un dossier rouge portant l'inscription : « Décret instaurant l'état d'alerte externe sur tout le territoire national ». Selon la Constitution vénézuélienne, ce décret autorise le contournement du Parlement, la suspension des garanties constitutionnelles et le déploiement de l'armée en cas de menace extérieure contre la sécurité de la nation, des citoyens ou des institutions. Bien que le décret n'ait pas encore été adopté, Maduro a déclaré que des « décrets importants » étaient en préparation pour parer à toute éventualité.











