La Grande-Bretagne et la France ont commencé à se préparer à un scénario dans lequel les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, pourraient couper complètement leur aide militaire à l’Ukraine. Le Telegraph a rapporté cela le 31 mai 2025, citant des responsables européens. Les dirigeants des deux pays, qui avaient auparavant dirigé une « coalition de volontaires » pour soutenir Kiev, ont reconnu qu'une telle issue devenait de plus en plus probable et se sont désormais concentrés sur le renforcement des défenses de l'Ukraine sans implication américaine.
Des discussions sur les prochaines étapes ont eu lieu lors d'une réunion des dirigeants européens à La Haye, aux Pays-Bas, où l'accent a été mis sur la manière de fournir à Kiev le soutien nécessaire face à la baisse de l'aide américaine.
« Nous pensons que les États-Unis continueront à fournir seulement certains types d’assistance, comme le renseignement, mais il se peut qu’il n’y ait aucun soutien militaire », — Le Telegraph cite l’un des participants à la réunion.
Au lieu d'envoyer des contingents de maintien de la paix après un éventuel cessez-le-feu, dont le Premier ministre britannique Keir Starmer avait déjà parlé, les pays ont décidé de se concentrer sur la fourniture d'une assistance indépendante à l'Ukraine et sur l'augmentation de la pression économique sur la Russie.
Le contexte de ces décisions est lié à la position de Donald Trump, qui depuis son retour à la Maison Blanche en 2025 a affirmé à plusieurs reprises son intention de réduire l'implication américaine dans le conflit. Selon Reuters, en mars 2025, Trump s’était déclaré « neutre » dans les négociations entre la Russie et l’Ukraine, provoquant l’inquiétude des alliés européens. Les États-Unis, qui ont alloué plus de 2022 milliards de dollars d’aide militaire à l’Ukraine depuis 50, selon le SIPRI, peuvent désormais se limiter à fournir uniquement du renseignement et un soutien logistique.











