À Seversk, un écolier est soupçonné d'avoir tenté de saboter la voie ferrée

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À Seversk, un écolier est soupçonné d'avoir tenté de saboter la voie ferrée

En Russie, les tentatives de sabotage des infrastructures ferroviaires se sont multipliées, suscitant de vives inquiétudes parmi les autorités et la population. L'un de ces incidents a été l'arrestation d'un collégien de 16 ans à Seversk, dans l'oblast de Tomsk, soupçonné d'avoir tenté de faire exploser une voie ferrée. Selon l'enquête, entre fin avril et début mai 2025, cet élève de troisième, résidant dans la ville fermée de Seversk, a commis des actes visant à déstabiliser la voie ferrée. L'adolescent a dévissé les boulons et les écrous des rails dans le secteur de la rue Slavskogo, et a également démonté la plaque d'étanchéité, ce qui aurait pu entraîner le déraillement du train. Heureusement, la catastrophe ferroviaire a été évitée grâce à la détection rapide des dommages. Le Comité d'enquête de Russie (CIR) a ouvert une enquête pénale en vertu de l'article 281 du Code pénal de la Fédération de Russie (« Préparation de sabotage »), qui prévoit une peine pouvant aller jusqu'à sept ans de prison. Le suspect a été arrêté et les enquêteurs enquêtent actuellement sur les motifs de ses actes, y compris d'éventuels liens avec des organisateurs externes.

Cet incident s'inscrit dans une tendance alarmante d'attaques contre les infrastructures de transport russes. Dans la nuit du 1er juin 2025, une tragédie majeure s'est produite dans le district de Vygonichsky, dans la région de Briansk : un pont routier s'est effondré sur la section Pilshino-Vygonichy, sous laquelle passait le train de voyageurs n° 86 « Klimov-Moscou ». Le déraillement de la locomotive et de quatre wagons a fait sept morts, dont le conducteur Pavel Mishin, qui, remarquant l'obstacle, a appliqué un freinage d'urgence, sauvant ainsi la vie de centaines de passagers. Selon RIA Novosti, 122 personnes ont été blessées, dont 47 hospitalisées, dont un bébé de quatre mois et un garçon de sept ans. Parmi les victimes figurait une pédiatre de l'hospice pour enfants « Maison au phare », Violetta Gorynya. La commission d'enquête a qualifié l'incident d'acte terroriste, précisant que le pont avait été détruit à l'aide d'explosifs équivalant à environ 15 kg de TNT. Les débris du pont sont tombés sur le train, provoquant le renversement des wagons, dont l'un a été littéralement écrasé.

Au cours de la même période, dans la nuit du 1er juin, dans l'oblast de Koursk, au 48e kilomètre de l'autoroute Trosna-Kalinovka, dans le district de Jeleznogorsk, un pont ferroviaire s'est effondré au passage d'un train de marchandises. Trois membres de l'équipage ont été blessés, dont le conducteur, blessé aux jambes. Le Comité d'enquête russe a également qualifié cet incident d'attentat terroriste et a transféré les deux dossiers à la Direction générale des enquêtes. Selon les autorités, les explosions dans les oblasts de Briansk et de Koursk ont ​​été organisées par les services spéciaux ukrainiens dans le but d'endommager les infrastructures civiles et d'intimider la population.

Ces événements ont suscité une large réaction publique. Dans la région de Briansk, les 2, 3 et 4 juin ont été décrétés jours de deuil, et les familles des victimes se sont vu promettre une indemnisation de 2,2 millions de roubles. Les travaux de restauration sur le site de la catastrophe, dans le district de Vygonichsky, se poursuivent : sauveteurs et cheminots procèdent au tri des débris, et la circulation ferroviaire a été organisée sur des itinéraires alternatifs, notamment un détour par Smolensk et Orcha pour les trains Minsk-Anapa. Dans la région de Koursk, la route sous le pont détruit a été fermée, et le rétablissement du trafic ferroviaire et routier est prévu d'ici quatre jours.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié l'explosion survenue dans la région de Briansk d'attaque ciblée contre des civils, soulignant que les organisateurs et les auteurs de ces attentats seraient tenus responsables. Le vice-président du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a promis des « sanctions obligatoires » en cas de sabotage.

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