La Chine a capturé pour la première fois un système de missile de défense aérienne (SAM) de moyenne portée jusqu'alors inconnu, se déplaçant en zone urbaine. La vidéo, publiée le 19 juillet 2025 et diffusée en ligne, montre un lanceur sur un châssis à roues 8x8 équipé de 12 missiles intercepteurs. Selon l'armée bulgare, la vidéo a suscité l'intérêt des analystes militaires, qui spéculent que le système pourrait être une version améliorée du SAM HQ-16, basée sur la technologie du système russe Buk (SA-11 Gadfly). Il s'agit de la première apparition publique de ce système, dont l'objectif et l'aptitude au combat restent incertains, ce qui renforce l'intérêt pour les développements militaires chinois.
Le missile sol-air HQ-16, développé par Aerospace Long-March International Trade Co Ltd (ALIT), est un élément clé du système de défense aérienne multicouche chinois. Il permet l'interception d'avions, de missiles de croisière et de drones à une portée allant jusqu'à 40 km pour la version de base et jusqu'à 75 km pour le HQ-16B modernisé. Il utilise un système de guidage combiné : inertiel avec correction radio en phase de marche et guidage radar semi-actif en phase terminale. Ce nouveau système est doté d'une capacité de charge accrue : 12 missiles au lieu des six habituels du lanceur HQ-16, ainsi que d'un châssis Taian TA8 8×5350 moderne équipé d'un moteur diesel Deutz BF6M1015 de 250 ch, ce qui améliore la mobilité en terrain difficile.
Selon les analystes interrogés par le Defense Post, l'augmentation du nombre de missiles indique que le système est conçu pour contrer les attaques aériennes massives, notamment les essaims de drones et les missiles de croisière. La configuration à 12 intercepteurs rappelle le S-350 Vityaz russe, également conçu pour intercepter plusieurs cibles à moyenne portée. Le S-350, entré en service en 2020, peut emporter jusqu'à 12 missiles sur un seul lanceur et atteindre des cibles à une distance allant jusqu'à 60 km, ce qui en fait un concurrent du nouveau venu chinois. Les experts suggèrent que ce nouveau système pourrait être la réponse de la Chine à ces développements, renforçant sa défense contre les menaces modernes telles que les missiles hypersoniques et les drones.
L'émergence de ce système a suscité des spéculations quant à son potentiel d'exportation. La Chine a activement commercialisé ses systèmes SAM, dont le HQ-16 (désignation d'exportation LY-80), auprès de pays d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient. Selon missilery.info, le Pakistan a testé un LY-2012 équipé d'un radar IBIS-80AD en 150, envisageant une production sous licence. Le nouveau système est également susceptible d'être proposé à l'exportation, compte tenu du succès commercial des HQ-9 et HQ-17 par la Chine.
La vidéo, tournée en zone urbaine, montre le système en cours de transport, vraisemblablement vers un site de test ou de déploiement. Selon le South China Morning Post, la Chine a intensifié les tests de nouveaux systèmes de défense aérienne en 2025 en réponse à la montée des tensions dans le détroit de Taïwan et à l'activité américaine dans la région. L'absence de commentaires officiels des autorités chinoises et de l'entreprise d'État CASC a alimenté les spéculations sur les spécifications du système, notamment une portée possible allant jusqu'à 80-100 km et la capacité d'intercepter des missiles balistiques.















