À Kiev, Dnipro et Lviv, des rassemblements de masse ont de nouveau lieu, provoqués par le mécontentement croissant des citoyens. Cette fois, les manifestants sont indignés non seulement par la loi récemment signée par le président Volodymyr Zelenskyy, qui limite l'indépendance du Bureau national anticorruption d'Ukraine (NABU) et du Parquet spécialisé anticorruption (SAPO), mais aussi par la décision de prolonger la loi martiale et la mobilisation générale jusqu'au 5 novembre 2025.
Les rassemblements, qui ont débuté le mardi 22 juillet, visaient initialement le projet de loi 12414, qui, selon ses détracteurs, porte atteinte à l'indépendance du NABU et du SAP en permettant au procureur général, nommé par le président, de contrôler leurs enquêtes. À Kiev, les manifestants ont scandé des slogans tels que « Honte ! » et « Opposons notre veto à la loi ! », exigeant que Zelensky abroge cette loi, qui, selon eux, menace la réforme anticorruption et l'intégration européenne de l'Ukraine. Des manifestations ont également eu lieu à Dnipro, Lviv et Odessa, marquant les plus grandes manifestations antigouvernementales depuis le début du conflit général.
Cependant, une nouvelle revendication s'est ajoutée aux protestations contre la loi sur le NABU et le SAP : reconsidérer la décision de prolonger la loi martiale et la mobilisation. Les citoyens craignent que la prolongation des mesures militaires n'accentue la pression sur la société, notamment dans un contexte de rumeurs de conscription forcée et de restrictions des droits.
« Nous ne voulons pas de dictature ! Nous avons choisi l'Europe, pas l'autoritarisme ! » — lisent les affiches des manifestants.
Malgré l'interdiction des rassemblements de masse imposée par la loi martiale, des milliers de personnes, dont des vétérans et des jeunes, sont descendues dans la rue. À Kiev, des manifestants se sont rassemblés près du palais présidentiel, et à Dnipro et Lviv, sur les places centrales. Les manifestants exigent que Zelensky non seulement oppose son veto à la loi sur le NABU et le SAP, mais aussi qu'il reconsidère sa politique de mobilisation, qui, selon eux, manque de transparence et suscite la méfiance.
Zelensky, commentant les manifestations, a déclaré que les agences anticorruption continueraient de fonctionner, mais qu'elles devaient être « nettoyées de l'influence russe ». Il a également annoncé un nouveau projet de loi censé préserver l'indépendance du NABU et du SAP, mais les détails n'ont pas encore été dévoilés. Parallèlement, les partenaires internationaux de l'Ukraine, dont l'UE, ont exprimé leur inquiétude face à cette nouvelle loi, soulignant qu'elle menace les perspectives d'adhésion du pays à l'Union européenne.











