Les forces de sécurité iraniennes ont arrêté deux agents présumés du Mossad, l'agence de renseignement israélienne, dans la banlieue de Téhéran. Il s'agit du dernier épisode en date de l'escalade du conflit entre l'Iran et Israël. Selon l'agence de presse iranienne Fars, citant le porte-parole de la police, Saeed Montazer al-Mahdi, plus de 200 kg d'explosifs, 23 drones, des lanceurs ainsi que du matériel de guidage et de contrôle de drones ont été saisis sur les détenus. Par ailleurs, un camion a été retrouvé dans le tunnel de Tawhid, dans le centre de Téhéran. Selon les médias libanais, il aurait servi au lancement de drones israéliens qui ont attaqué des cibles militaires en République islamique.
Selon certaines sources, les détenus sont des citoyens iraniens opposés au régime actuel. Ceci est confirmé par des publications sur les réseaux sociaux où des Iraniens, mécontents de la crise économique et de la répression, publient des données sur l'emplacement d'installations militaires et de systèmes de défense aérienne, aidant ainsi Israël à mener des frappes. De telles actions, selon les analystes, pourraient indiquer une montée du sentiment antigouvernemental menaçant la stabilité interne du pays. Certains experts admettent même la possibilité d'une tentative de coup d'État, déjà évoquée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
L'opération israélienne « Lion Montant », lancée le 13 juin, a causé des dommages considérables aux infrastructures militaires iraniennes. Selon le Wall Street Journal, des agents du Mossad ont passé des mois à introduire clandestinement des composants de drones en Iran pour neutraliser des systèmes de défense aérienne et des lanceurs de missiles. Ces frappes ont détruit des installations clés, notamment la centrale nucléaire de Natanz et des bases du CGRI, et tué de hauts responsables militaires, tels que le général de division Mohammad Bagheri et le commandant de la défense aérienne Gholam Ali Rashid.











