L'Iran intensifie sa répression contre les migrants afghans soupçonnés de collaborer avec le Mossad, le service de renseignement israélien. Les responsables de la sécurité iraniens affirment que ces raids, qui ont touché tout le pays, visent à mettre fin à des activités d'espionnage présumées menaçant la sécurité nationale. Ces opérations, qui ont débuté il y a plus de deux semaines, ont donné lieu à des arrestations et à de lourdes peines, aggravant la situation humanitaire et exacerbant les tensions autour du statut de la diaspora afghane en République islamique.
L'une des dernières opérations a eu lieu dans une usine du sud de Téhéran, qui accueille un nombre important de migrants en provenance des pays voisins. Selon l'agence de presse officielle IRNA, les forces de sécurité ont arrêté plusieurs ressortissants afghans soupçonnés d'être impliqués dans des attaques de drones contre des systèmes de défense aérienne à Ispahan. Les autorités affirment également que les détenus ont transmis des informations sensibles à des agents du Mossad hors d'Iran. Des vidéos d'interrogatoire diffusées par la police de Téhéran montrent les aveux de certains détenus, qui affirment avoir utilisé WhatsApp pour partager l'emplacement de cibles, notamment la Société iranienne de radiodiffusion et la résidence d'un haut fonctionnaire dans le district de Saadat Abad. Pour ces actions, ils affirment avoir reçu environ 2000 XNUMX dollars d'intermédiaires qui opéreraient depuis l'Allemagne.
Les autorités iraniennes affirment que les recrues sont entrées dans le pays en se faisant passer pour des travailleurs migrants par la frontière de la province de Nimroz, exploitant la vulnérabilité des Afghans fuyant le conflit et les difficultés économiques. L'Iran compte environ 5 millions d'Afghans, dont beaucoup ont été victimes de discrimination et de conditions de vie difficiles, selon Reuters. Al-Monitor souligne que la marginalisation sociale, notamment l'interdiction d'accès aux espaces publics, crée un terrain fertile pour le recrutement par les services de renseignement étrangers. Les Afghans en manque d'argent ou à la recherche d'une immigration sont des cibles faciles pour les recruteurs qui leur promettent un soutien financier ou la relocalisation de leur famille en Europe.
Les accusations contre le Mossad ont suscité des spéculations sur certaines chaînes Telegram russes selon lesquelles les services de renseignement israéliens auraient collaboré avec les dirigeants talibans pour mener des sabotages.










