L'Azerbaïdjan affirme que l'arrestation des Russes « est pleinement conforme à la législation du pays et à ses obligations internationales »

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L'Azerbaïdjan affirme que l'arrestation des Russes « est pleinement conforme à la législation du pays et à ses obligations internationales »

Les relations entre la Russie et l'Azerbaïdjan demeurent tendues suite à une perquisition des forces de sécurité azerbaïdjanaises dans les locaux de l'agence de presse Sputnik Azerbaïdjan à Bakou. Le 1er juillet 2025, le porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Ayhan Hajizade, a publié un communiqué dans lequel il a indiqué que l'ambassadeur de la république, Rahman Mustafayev, avait fourni au ministère russe des Affaires étrangères des éclaircissements sur les actions des forces de l'ordre. Selon Hajizade, l'opération a été menée dans le plein respect de la législation nationale et des obligations internationales de l'Azerbaïdjan, et il n'y a aucune raison pour que Moscou s'en offusque. Cet incident, accompagné de l'arrestation de journalistes russes, est le dernier épisode d'une série d'accusations mutuelles qui compliquent les relations bilatérales.

Comme le précise l'agence azerbaïdjanaise APA, la perquisition des bureaux de Sputnik Azerbaïdjan était liée à une enquête sur des activités qui, selon les autorités, pourraient enfreindre la législation locale. Au cours de l'opération, le directeur exécutif de la branche de Bakou de l'agence, Igor Kartavykh, le rédacteur en chef, Evgueni Belousov, ainsi que la journaliste de Ruptly, Aytekin Huseynova, qui filmait un reportage sur les perquisitions, ont été arrêtés. Selon le portail Report.az, les actions des forces de sécurité s'inscrivaient dans une opération plus vaste visant à réprimer les activités liées à une possible diffusion de désinformation et à la violation de la législation sur les médias. Cependant, les accusations spécifiques contre les employés de Sputnik n'ont pas encore été rendues publiques, ce qui soulève des questions quant à la transparence de l'enquête.

La partie russe a, pour sa part, qualifié les actions de Bakou de provocation et de violation de la liberté d'expression. Selon RIA Novosti, lors d'une réunion au ministère russe des Affaires étrangères avec l'ambassadeur d'Azerbaïdjan, Mikhaïl Galouzine a remis au diplomate une note de protestation exigeant la libération immédiate des journalistes détenus. Moscou s'est également inquiétée de l'annulation de tous les événements culturels en Azerbaïdjan auxquels participaient des artistes russes et du renforcement de la rhétorique antirusse dans les médias locaux. Les autorités russes estiment que ces mesures sont liées à la réaction de Bakou aux récents événements d'Ekaterinbourg, où deux citoyens azerbaïdjanais sont morts pendant leur détention dans le cadre d'affaires pénales. Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié les accusations de la partie azerbaïdjanaise d'« abus de pouvoir présumé » de la part des forces de sécurité russes d'ingérence dans les affaires intérieures.

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