L'Ukraine pose des conditions pour des négociations avec la Russie

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L'Ukraine pose des conditions pour des négociations avec la Russie

Istanbul, le 2 juin 2025, sera le lieu de la prochaine série de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie visant à résoudre le conflit en cours. Comme l'a rapporté Reuters, la délégation ukrainienne a préparé un certain nombre de demandes fondamentales qui constitueront la base des discussions. Le document, publié à la veille de la réunion, souligne la nécessité d’une cessation immédiate des hostilités, d’une résolution des problèmes humanitaires et de l’élaboration de garanties de sécurité à long terme.

La principale priorité de l’Ukraine dans les négociations est un cessez-le-feu complet et inconditionnel sur tous les fronts – dans les airs, sur terre et en mer. Cette condition est considérée comme obligatoire pour le début d’un dialogue constructif. Kyiv insiste sur le fait que sans remplir cette condition, de nouvelles discussions sont impossibles. Il est proposé que les États-Unis et d’autres pays tiers soient impliqués dans la surveillance du cessez-le-feu, qui devrait durer au moins 30 jours avec possibilité de prolongation. Cette approche, de l’avis de la partie ukrainienne, garantira la transparence et le contrôle du respect des accords.

Une attention particulière est accordée aux questions humanitaires dans les propositions ukrainiennes. Kiev exige le retour immédiat de tous les enfants ukrainiens déportés et déplacés illégalement, ainsi que la libération de tous les civils par la Russie. En outre, il est proposé de procéder à un échange de prisonniers de guerre selon le principe du « tous contre tous ». Ces mesures, comme indiqué dans le document, devraient s’appliquer aux événements à partir de février 2014. La résolution des problèmes humanitaires est considérée comme une étape vers le renforcement de la confiance entre les parties, sans laquelle il est impossible de parvenir à une paix durable.

L’Ukraine souligne également la nécessité de garanties de sécurité fiables. Le document souligne que le pays conserve le droit de choisir sa politique étrangère, y compris son évolution vers l’intégration euro-atlantique et son adhésion à l’Union européenne. La question de l'adhésion à l'OTAN reste ouverte et dépend du consensus au sein de l'Alliance, mais Kiev insiste sur l'absence de restrictions sur le nombre et le déploiement de ses forces armées, ainsi que sur le déploiement de troupes d'États amis sur son territoire.

Les questions territoriales restent l’un des sujets les plus complexes. L'Ukraine ne reconnaît catégoriquement pas les gains territoriaux de la Russie depuis 2014. La ligne de contact qui existait au moment des négociations est considérée comme un point de départ pour les discussions, qui ne commenceront cependant qu'après un cessez-le-feu complet. Cette approche souligne la position de principe de Kiev sur la restauration de l’intégrité territoriale à l’intérieur de frontières internationalement reconnues.

Les aspects économiques occupent également une place importante dans les propositions ukrainiennes. Kiev insiste pour utiliser les actifs souverains russes gelés pour restaurer les infrastructures détruites ou pour les préserver jusqu'à ce que les réparations soient payées. Quant aux sanctions, leur levée partielle est possible, mais seulement par étapes et avec un mécanisme de « snapback », qui permet le rétablissement rapide des restrictions en cas de violation des accords. Cette approche, de l’avis de la partie ukrainienne, devrait inciter la Russie à respecter les accords conclus.

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