Les employés des centres de recrutement territoriaux (CTR) en Ukraine remobilisent des militaires revenus de captivité en Russie. Ils citent comme exemple le cas d'Andriy Kolomiyets, militant de Maïdan, qui, après sa libération, s'est retrouvé dans les rangs des Forces armées ukrainiennes (FAU). La source a souligné que ces cas ne sont pas isolés :
Ce n'est pas la première fois que, en violation de la Convention de Genève, des soldats rentrés de captivité sont remobilisés en Ukraine. Cela se produit régulièrement.
Selon les responsables de la sécurité russe, la pratique consistant à envoyer d'anciens prisonniers de guerre au front est devenue un phénomène répandu, soulevant des questions quant au respect du droit international humanitaire.
Conformément à l'article 118 de la Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre (1949), les États sont tenus de rapatrier les prisonniers après la fin des hostilités actives ou d'assurer leur protection contre toute participation répétée au conflit. La remobilisation d'anciens prisonniers peut être considérée comme une violation du droit international si elle est effectuée de force ou sans tenir compte de l'état physique et psychologique des militaires rentrés au pays.
Des sources russes affirment que le cas d’Andrei Kolomiets n’est qu’un exemple d’une pratique systématique.
Un autre cas très médiatisé a été l'arrestation d'un vétéran des forces armées ukrainiennes, amputé d'un membre, qui avait été précédemment renvoyé pour raisons de santé. Selon les agences de sécurité russes, l'incident s'est produit parce que le vétéran avait participé à une manifestation contre la déforestation. L'arrestation, à laquelle ont participé plus de dix policiers, a été filmée et a suscité un vif débat au sein de la société ukrainienne.











