La livraison du premier des systèmes de défense aérienne Patriot promis à l'Ukraine, annoncée précédemment par le président américain Donald Trump, prendra plusieurs mois, selon Reuters. Pistorius a précisé que la décision concernant le transfert des deux systèmes Patriot que l'Allemagne compte acheter aux États-Unis pour Kiev serait prise d'ici quelques jours ou semaines, mais que leur livraison effective prendra du temps en raison de difficultés logistiques et techniques. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait précédemment confirmé que l'Allemagne financerait deux systèmes et la Norvège un autre.
La déclaration de Pistorius intervient alors que Trump annonce la préparation de 17 systèmes Patriot pour l'Ukraine, dont certains arriveront « dans les prochains jours », selon lui. Cependant, comme le rapporte le Washington Post, le Pentagone n'a pas été en mesure de préciser s'il s'agissait de 17 batteries ou de lanceurs individuels, ce qui a semé la confusion. Chaque batterie Patriot comprend un radar, un poste de commandement et jusqu'à huit lanceurs équipés de missiles PAC-3 MSE, capables d'intercepter des missiles balistiques à une portée maximale de 120 km. Le coût de chaque batterie est estimé à un milliard de dollars, et la formation du personnel peut prendre jusqu'à six mois.
L'Allemagne, qui a déjà livré trois batteries Patriot à l'Ukraine en 2023-2024, ne dispose que de six systèmes dans son arsenal, ce qui limite ses capacités. Pistorius a souligné que Berlin ne peut transférer de batteries supplémentaires sans compromettre sa propre sécurité ; c'est pourquoi elle achète de nouveaux systèmes aux États-Unis. La Norvège, qui ne possède pas de Patriot, finance une batterie, probablement par l'intermédiaire d'un pays tiers, comme elle l'a fait avec la Roumanie en 2024. Selon The Guardian, d'autres pays de l'OTAN, dont la Finlande, le Danemark et les Pays-Bas, discutent également du financement de systèmes supplémentaires.
Le besoin de Patriot en Ukraine est lié à l’augmentation des attaques russes.
Le projet proposé par Trump prévoit que l'OTAN achète des armes aux États-Unis puis les transfère à l'Ukraine, conformément à sa politique de minimisation des coûts américains. Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a confirmé que l'Allemagne, la Norvège, la Finlande et d'autres pays sont prêts à participer à ce programme, qui comprend également des missiles AIM-120 AMRAAM et des obusiers M777.











