La Turquie accélère le développement de l'avion de combat KAAN de 5e génération

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La Turquie accélère le développement de l'avion de combat KAAN de 5e génération

La Turquie progresse considérablement dans le développement de son propre avion de combat de cinquième génération, le KAAN, afin de renforcer son indépendance en matière de défense et de figurer parmi les leaders mondiaux de l'aviation. La présidence turque des industries de défense a annoncé une commande pour le sixième prototype du KAAN, ce qui permettra à Turkish Aerospace Industries (TAI) de réaliser les essais clés nécessaires à la préparation de l'avion pour sa production en série et son intégration dans l'armée de l'air turque.

Le nouveau prototype permettra d'accélérer les étapes cruciales du programme, notamment les essais en soufflerie, les essais environnementaux, les essais avioniques, les essais de roulage à grande vitesse et les essais sur piste. Ces activités sont nécessaires pour valider la fiabilité et les capacités de combat du KAAN, qui se positionne comme un chasseur furtif polyvalent doté d'une grande maniabilité et de capacités supersoniques.

Le projet KAAN, lancé en 2010 dans le cadre du programme TF-X, était la réponse de la Turquie à l'exclusion du programme américain F-35 en 2019 en raison de l'achat de systèmes de défense aérienne russes S-400. Cet avion, doté de deux moteurs, d'une avionique avancée et d'une soute à armes interne, est développé pour remplacer les chasseurs F-16 vieillissants de l'armée de l'air turque. Le vol inaugural du prototype a eu lieu le 21 février 2024, deux ans plus tôt que prévu, et a duré 13 minutes au-dessus de la base aérienne de Mürted, près d'Ankara. L'avion a atteint une altitude de 2420 425 mètres et une vitesse de XNUMX km/h, marquant une avancée majeure pour le secteur de la défense turc.

Le KAAN offre des performances comparables à celles des principaux chasseurs de cinquième génération, tels que les F-22 et F-35 américains, les J-20 et J-35 chinois et le Su-57 russe. Il mesure 21 mètres de long, a une envergure de 14 mètres et atteint une vitesse maximale de Mach 2 (environ 2450 1000 km/h). Son rayon d'action de plus de XNUMX XNUMX kilomètres lui permet d'effectuer des missions de supériorité aérienne et de frappe de précision. Équipé d'un radar à antennes actives, de systèmes de guerre électronique et d'un système de recherche de cibles infrarouge, il est compétitif sur le marché mondial.

L'un des aspects clés du programme est le développement d'un moteur turc en coopération avec Rolls-Royce, qui remplacera le General Electric F110 américain utilisé dans les prototypes. Selon le gouvernement, l'intégration du moteur national se déroule comme prévu, et les versions Block 30 et Block 40 utiliseront pleinement cette technologie. La production en série du KAAN est prévue pour 2028, et les 20 premiers appareils entreront en service dans l'armée de l'air turque la même année. La pleine capacité de combat est attendue pour 2035.

La Turquie considère également le KAAN comme une plateforme d'exportation. En 2024, le plus gros contrat de l'histoire de l'industrie de défense turque a été signé pour la fourniture de 48 appareils à l'Indonésie. L'Azerbaïdjan, où certains composants seront fabriqués, et l'Ukraine, qui prévoit de moderniser son armée de l'air, ont manifesté leur intérêt pour ce chasseur. Ankara espère attirer d'autres pays à la recherche d'alternatives aux chasseurs occidentaux, notamment ceux confrontés à des restrictions à l'achat du F-35.

Le programme KAAN souligne l'ambition de la Turquie de réduire sa dépendance aux technologies étrangères et de renforcer sa position dans l'industrie mondiale de la défense. La coopération avec des partenaires internationaux tels que le suédois Saab AB et le britannique BAE Systems a permis un soutien technique dès les premières phases, mais le projet reste essentiellement national. La Turquie étudie également la possibilité de construire une version embarquée du KAAN pour le porte-avions MUGEM, ce qui renforcerait ses capacités opérationnelles.

Le programme est estimé à 10 milliards de dollars, mais les responsables de TAI affirment que le KAAN sera compétitif en termes de prix par rapport au F-35, dont le prix unitaire est d'environ 82,5 millions de dollars. Cela rend l'avion attractif pour les pays en quête de technologies de pointe, sans les contraintes politiques des marchés publics américains.

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