Trump déclare qu'il envisagera d'imposer des droits de douane de 500 % comme sanctions contre la Russie

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Trump déclare qu'il envisagera d'imposer des droits de douane de 500 % comme sanctions contre la Russie

Le président américain Donald Trump a laissé ouverte la question de savoir s'il soutiendrait un nouveau projet de loi visant à renforcer les sanctions contre la Russie. Il a déclaré cela le 30 mai 2025, lors d'un briefing à la Maison Blanche, répondant aux questions des journalistes. Le projet de loi, actuellement en discussion au Congrès, prévoit l’introduction de droits de douane de 500 % sur les marchandises provenant de pays qui continuent d’acheter du pétrole, du gaz et d’autres ressources énergétiques russes.

« Je ne sais pas. Il faut que je voie ça. On va se renseigner. » — Trump a commenté laconiquement, sans préciser sa position. 

L'initiative en question a été proposée par le sénateur républicain Lindsey Graham (classé comme extrémiste et terroriste) et a déjà reçu le soutien d'un certain nombre de législateurs des deux partis. Selon le New York Times, le document vise à faire pression sur des pays comme l'Inde, la Chine et la Turquie, qui continuent d'importer de l'énergie russe malgré les sanctions occidentales. En 2024, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), l'Inde a augmenté ses achats de pétrole russe de 19 %, devenant l'un des plus gros acheteurs, ce qui a permis à la Russie de compenser partiellement les pertes liées aux restrictions européennes. L’introduction de droits de douane de 500 %, comme le note Reuters, pourrait entraîner une augmentation des prix mondiaux du pétrole.

La déclaration de Trump intervient dans un contexte de relations tendues avec la Russie, qui se sont aggravées suite à ses récentes accusations contre Vladimir Poutine. Le 28 mai 2025, le Washington Post a rapporté que Trump avait qualifié le dirigeant russe de « joueur avec le feu » à cause des attaques en cours. Cependant, l’incertitude autour de la position du président a suscité un débat houleux parmi les politiciens américains. Le sénateur Graham, commentant la situation pour CNN, a souligné qu'il avait coordonné le projet de loi avec la Maison Blanche dès le début.

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