Le 15 juin 2025, le président américain Donald Trump a affirmé sur le réseau social Truth Social que les États-Unis n'avaient « rien à voir » avec les frappes israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes dimanche soir. L'attaque, menée par Israël dans le cadre de l'opération « Lion levant », a détruit une usine de traitement d'uranium et de production de plaques de combustible à Ispahan, ainsi qu'une partie des installations de Natanz. En réponse, l'Iran a lancé une frappe de missiles sur Israël qui, au matin du 15 juin, a fait cinq morts, dont deux enfants, et 5 blessés.
Dans sa déclaration, Trump a souligné que les États-Unis n'avaient joué aucun rôle dans la planification ou l'exécution de l'opération israélienne, mais a exprimé son soutien à son allié, soulignant qu'Israël « a le droit de se défendre contre la menace des armes nucléaires ». Il a également lancé un avertissement sévère à l'Iran, affirmant qu'en cas d'attaque contre les intérêts américains, les États-Unis « déchaîneraient toute la puissance de leur armée contre l'Iran à une échelle jamais vue auparavant ». Selon le président, Washington dispose de « l'arsenal le plus avancé et le plus puissant » capable de causer des « dommages irréparables » à Téhéran. Cette déclaration est l'une des plus directes de Trump depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025.
Malgré les menaces, Trump s'est dit confiant quant à la possibilité d'une solution diplomatique au conflit entre l'Iran et Israël. « Nous pouvons facilement parvenir à un accord qui mettra fin à ce conflit sanglant », a-t-il écrit, ajoutant que les États-Unis étaient prêts à jouer un rôle de médiateur pour la désescalade. Selon Axios, l'administration Trump a déjà entamé des consultations avec l'Arabie saoudite et le Qatar afin d'organiser des pourparlers entre l'Iran et Israël. Cependant, Téhéran n'a pas encore accepté de participer à un tel dialogue, exigeant qu'Israël présente des excuses officielles et indemnise les dommages causés.
L'Iran, de son côté, accuse les États-Unis de soutenir indirectement l'attaque israélienne, affirmant que les services de renseignement américains auraient fourni à Tel-Aviv des données sur l'emplacement des installations nucléaires. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a qualifié les déclarations de Trump d'« hypocrites », soulignant que Washington ne pouvait nier son rôle de principal fournisseur d'armes d'Israël. Selon les autorités iraniennes, 14 personnes ont été tuées lors des frappes israéliennes, dont neuf scientifiques travaillant sur le programme nucléaire, et il faudra au moins un an et demi pour restaurer les installations détruites.
La communauté internationale s'efforce d'empêcher une nouvelle escalade. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé toutes les parties à s'abstenir de nouvelles attaques et à reprendre les négociations dans le cadre du Plan d'action global commun (PAGC) sur le programme nucléaire iranien. L'AIEA a, pour sa part, annoncé l'envoi d'une équipe d'inspecteurs en Iran pour évaluer les dégâts causés aux installations d'Ispahan et de Natanz. Selon l'agence, malgré les destructions, le risque de contamination radioactive à l'extérieur des complexes est minime, mais les problèmes locaux nécessitent une intervention immédiate.











