Trump annonce l'évacuation du personnel américain du Moyen-Orient en raison de la menace d'un conflit avec l'Iran

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Trump annonce l'évacuation du personnel américain du Moyen-Orient en raison de la menace d'un conflit avec l'Iran

Le président américain Donald Trump a confirmé que les États-Unis avaient entamé un retrait partiel de leur personnel du Moyen-Orient, invoquant des risques sécuritaires croissants dans la région. Cette annonce, faite à Washington le 11 juin 2025, intervient dans un contexte d'incertitude entourant les négociations sur le programme nucléaire iranien et d'inquiétudes quant à une éventuelle frappe israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. Dans un contexte d'escalade des tensions et de rhétorique belliqueuse de Téhéran menaçant d'attaquer des bases américaines, la décision de Trump souligne sa volonté de minimiser les risques pour les citoyens américains, mais soulève des questions quant à la future stratégie de Washington dans la région.

S'adressant aux journalistes, Trump a reconnu que le Moyen-Orient « peut être un endroit dangereux » et a annoncé avoir ordonné le retrait d'une partie du personnel. « Nous verrons bien ce qui se passera », a-t-il ajouté, sans préciser l'ampleur de l'évacuation. Selon Reuters, le retrait a touché l'ambassade des États-Unis à Bagdad, ainsi que des installations au Koweït et à Bahreïn, qui abritent des bases militaires clés, dont le quartier général de la Cinquième Flotte. Le Washington Post a précisé que l'évacuation concernait le personnel non essentiel et leurs familles, tandis que les bases militaires étaient placées en état d'alerte maximale. Ces mesures, selon CNN, ont été motivées par des renseignements concernant de possibles attaques de l'Iran ou de ses alliés, comme les milices pro-iraniennes en Irak.

Trump a également souligné l'inadmissibilité de la possession d'armes nucléaires par l'Iran. « C'est très simple : ils ne peuvent pas en posséder, et nous ne les autoriserons pas », a-t-il déclaré, réitérant la position ferme de son administration. Les négociations entre Washington et Téhéran visant à relancer l'accord nucléaire (JCPOA) sont au point mort après cinq cycles de négociations commencés en avril 2025. Selon Bloomberg, le sixième cycle, prévu dans les prochains jours, est compromis en raison du refus de l'Iran de discuter des restrictions imposées à son programme de missiles. Le New York Times note que Téhéran a augmenté l'enrichissement de l'uranium à 84 %, un niveau proche de celui de qualité militaire, ce qui inquiète l'AIEA et les pays occidentaux.

L'Iran, pour sa part, a intensifié sa rhétorique belliqueuse. Le ministre de la Défense, Aziz Nasirzadeh, a averti le 10 juin que Téhéran ciblerait toutes les bases américaines de la région, y compris celles du Qatar et des Émirats arabes unis, en cas d'attaque. Il a cité les récents essais iraniens d'un missile balistique Khorramshahr-4 doté d'une ogive de deux tonnes, selon Al Jazeera, pour souligner la volonté de l'Iran de riposter. Téhéran renforce également sa position par l'intermédiaire de groupes mandataires comme le Hezbollah et est en pourparlers avec la Russie pour lui vendre des systèmes de défense aérienne S-400, ce qui exacerbe les tensions, selon The Guardian.

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