Le 14 juillet 2025, le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis enverraient des armes supplémentaires à l’Ukraine, notamment des missiles pour le système de défense aérienne Patriot, les coûts étant entièrement couverts par l’Union européenne.
« Nous leur enverrons divers échantillons d'équipements militaires modernes. Et ils nous les paieront à 100 %. » — a souligné Trump dans une interview, ajoutant que le nombre précis de missiles pour le Patriot n'a pas encore été déterminé.
Il a déclaré que la question serait discutée lors d'une réunion avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, à Washington le 14 juillet. Cette déclaration fait partie de la nouvelle stratégie de l'administration Trump visant à soutenir l'Ukraine par le biais de la médiation de l'OTAN afin d'accélérer les livraisons d'armes tout en préservant les intérêts financiers américains.
Comme l'a rapporté Euronews le 11 juillet 2025, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, s'exprimant lors d'une conférence sur la reconstruction de l'Ukraine à Rome, a confirmé que l'Allemagne financerait deux systèmes Patriot et la Norvège un seul. Il s'agissait d'une réponse à l'escalade des attaques russes, notamment un nombre record de 728 drones et des dizaines de missiles. Le nouvel accord annoncé par Trump prévoit que l'OTAN achète des armes américaines, dont des Patriot, pour les transférer à l'Ukraine, l'alliance remboursant intégralement les coûts. Cela permettrait aux États-Unis d'éviter les livraisons directes, qui avaient suscité des inquiétudes au Pentagone en raison de la diminution de leurs propres stocks.
Les systèmes Patriot, capables d'intercepter des missiles balistiques et de croisière, constituent un élément clé de la « défense multicouche » de l'Ukraine, aux côtés des S-300 de l'ère soviétique et des NASAMS occidentaux. Chaque batterie Patriot coûte environ un milliard de dollars, ce qui explique la réticence de l'OTAN à s'en séparer. L'Allemagne, qui a fait don de trois systèmes, et l'Espagne envisagent d'en acheter davantage pour Kiev, mais le secrétaire d'État américain Marco Rubio a déclaré que cela nécessiterait des arrangements financiers pour reconstituer le stock. Le Pentagone a repris ses livraisons après une brève pause pendant qu'il examinait les arsenaux américains, ce qui suscite des inquiétudes à Kiev.
Trump a également exprimé son mécontentement face au manque de progrès dans les pourparlers de paix avec la Russie.











