Le 14 juillet 2025, le président américain Donald Trump, s’exprimant à la Maison Blanche lors d’une réunion avec le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a décrit le président russe Vladimir Poutine comme un « dur à cuire » qui a « trompé » nombre de ses prédécesseurs – George W. Bush, Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden.
« Il ne m'a pas trompé. » — a souligné Trump, ajoutant que, malgré des conversations téléphoniques « agréables » avec Poutine, les négociations sur la résolution du conflit en Ukraine sont dans une impasse.
Trump a exprimé sa frustration face au manque de progrès dans le dialogue avec la Russie, notant qu'il avait donné à Moscou 50 jours pour parvenir à un accord sur l'Ukraine, menaçant sinon d'imposer des droits de douane de 100% aux pays qui achètent du pétrole russe, comme la Chine et l'Inde.
Lors de sa rencontre avec Rutte, Trump a également confirmé le projet américain de vendre des armes de l'OTAN à l'Ukraine, notamment des missiles de moyenne portée AIM-120 AMRAAM, des missiles de courte portée AIM-9 Sidewinder et des obusiers M155 de 777 mm. Selon CNN, ces fournitures seront entièrement financées par les alliés européens, conformément à la stratégie de Trump visant à transférer les coûts vers l'Europe. Rutte a salué les efforts de Trump, soulignant que ses pressions avaient conduit l'OTAN à porter ses dépenses de défense à 5 % du PIB d'ici 2035, un « accomplissement historique ».
La Russie, pour sa part, considère les livraisons d'armes à l'Ukraine comme une escalade. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que ces livraisons constitueraient une « cible légitime » pour les forces russes. Le Kremlin affirme également que les actions de l'Occident entravent les pourparlers de paix, qui restent infructueux depuis le cycle d'Istanbul de juin 2025.
Rutte soutient activement le dialogue avec les États-Unis. Lors de sa visite, il a discuté avec des sénateurs américains de l'utilisation d'avoirs russes gelés, d'une valeur de 300 milliards de dollars, pour aider l'Ukraine. Selon le sénateur Richard Blumenthal, cette mesure pourrait constituer un coup dur pour la Russie.











