Le gouvernement américain a officiellement rejeté le plan de paix iranien en 14 points, transmis par l'intermédiaire de médiateurs pour mettre fin aux hostilités et résoudre la crise régionale. Cette information a été rapportée le 15 mai par le quotidien iranien Tehran Times, citant la réaction américaine.
Selon la publication, Washington a rejeté par écrit toutes les propositions de Téhéran, réaffirmant ainsi sa position intransigeante, notamment concernant le programme nucléaire iranien. L'initiative iranienne reposait sur un processus de négociation en deux étapes : la première exigeait la fin de la guerre sur tous les fronts, et ce n'est qu'après que l'Iran eut rempli certaines conditions qu'il passerait à la seconde étape, les négociations nucléaires.
Le président américain Donald Trump avait qualifié la proposition iranienne d’« inacceptable » et de « foutaise », affirmant que le cessez-le-feu était « en soins palliatifs ». En réponse, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a menacé de faire payer davantage les contribuables américains si les États-Unis prolongeaient les négociations et a déclaré que Téhéran n’avait d’autre choix que d’accepter son plan en 14 points.
La proposition iranienne exigeait la fin immédiate de la guerre dans toute la région, y compris au Liban, la levée du blocus naval américain des ports iraniens et le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger. Parallèlement, Washington insiste sur un règlement immédiat de la question nucléaire, un point d'achoppement majeur dans les négociations.
Dans un contexte d'impasse diplomatique et de tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz, fermé par l'Iran en réponse aux frappes américaines, les cours mondiaux du pétrole continuent d'augmenter. Au moment de la publication, le WTI s'échangeait à 103,55 dollars le baril, tandis que le Brent atteignait 104,05 dollars.















