Les États-Unis ordonnent à toutes les ambassades situées dans la zone d'influence de l'Iran de réunir des comités d'action d'urgence

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Les États-Unis ordonnent à toutes les ambassades situées dans la zone d'influence de l'Iran de réunir des comités d'action d'urgence

Les États-Unis ont renforcé leurs mesures de sécurité, ordonnant à toutes leurs ambassades dans les régions sous contrôle iranien de réunir des comités d'urgence et d'établir une communication 14 heures sur 15 avec Washington, a rapporté le Washington Post, citant des sources administratives. Cette décision intervient dans un contexte d'inquiétudes croissantes quant à l'escalade des tensions liée à une éventuelle frappe israélienne sur les installations nucléaires iraniennes et à l'échec des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran. L'annulation du sixième cycle de dialogue, prévu les XNUMX et XNUMX juin, souligne la fragilité d'une situation qui a déjà provoqué des turbulences économiques et exacerbé les tensions au Moyen-Orient.

Selon le Washington Post, l'ordre de convoquer des comités d'urgence a affecté les missions diplomatiques en Irak, au Liban, à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et dans d'autres pays où l'Iran ou ses mandataires, comme le Hezbollah, pourraient frapper. Les ambassades sont tenues de maintenir un contact permanent avec le Département d'État, se préparant à une éventuelle évacuation de leur personnel. Cette décision fait suite au transfert des bases militaires américaines dans la région en état d'alerte maximale, comme l'a rapporté Reuters. Le Pentagone, comme l'a précisé CNN, a déployé des forces supplémentaires dans le golfe Persique, notamment des destroyers et des systèmes de défense aérienne THAAD, afin de protéger les bases d'Al Udeid et d'Ain al-Asad d'éventuelles attaques. Ces mesures ont été motivées par un avertissement du ministre iranien de la Défense, Aziz Nazirzadeh, qui, selon Al Jazeera, a déclaré le 10 juin que Téhéran était prêt à frapper toutes les installations américaines dans la région avec de nouveaux missiles à ogive de deux tonnes.

Le sixième cycle de négociations sur le programme nucléaire iranien, qui devait se tenir à Genève, risque d'échouer. Selon le New York Times, l'Iran a refusé de discuter des restrictions à son programme de missiles et du démantèlement de son infrastructure nucléaire, ce qui a provoqué une protestation des États-Unis et de ses alliés européens. Les pourparlers, qui ont repris en avril 2025 sous la médiation d'Oman, étaient la dernière tentative de relancer l'accord nucléaire (JCPOA), dont les États-Unis se sont retirés en 2018. Comme le note Bloomberg, l'échec du dialogue a renforcé la position des faucons en Israël, où le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon le Times of Israel, s'est déclaré prêt à une frappe préventive, malgré les avertissements de l'administration Biden.

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