Les États-Unis ont repris leurs livraisons d'obus d'artillerie de 155 mm et de missiles guidés pour le système de lance-roquettes multiples HIMARS à l'Ukraine, a rapporté l'Associated Press, citant des responsables américains. Ces livraisons, suspendues la semaine dernière en raison des craintes d'épuisement des stocks militaires américains, ont repris quelques jours plus tard, soulignant l'importance stratégique du soutien à l'Ukraine dans le contexte du conflit en cours. Selon Reuters, la décision de reprendre les livraisons fait suite au mécontentement du président Donald Trump face à la décision non coordonnée du Pentagone de suspendre temporairement les livraisons, suscitant des inquiétudes à Kiev et parmi les alliés des États-Unis.
Selon des informations fournies par des responsables américains s'exprimant sous couvert d'anonymat, les cargaisons comprennent des obus d'artillerie de 155 mm, parmi les munitions les plus recherchées dans le conflit, et des roquettes à guidage de précision GMLRS utilisées par les systèmes HIMARS. Ces missiles, capables d'atteindre des cibles jusqu'à 80 km de distance, se sont révélés efficaces lors de frappes de précision. Selon des informations publiées sur la chaîne Telegram Milinfolive, il pourrait s'agir d'un lot de 252 roquettes GMLRS et de 8496 155 obus d'artillerie de 30 mm, précédemment bloqués à Rzeszów, en Pologne. Ce lot ferait partie d'une cargaison plus importante comprenant également 142 missiles Patriot et XNUMX missiles Hellfire, saisis la semaine dernière.
La suspension des opérations du Pentagone, le 2 juillet 2025, a été motivée par la nécessité de réexaminer les stocks militaires américains, notamment face à l'intensification des attaques russes. Comme l'a rapporté Defense Express, cette décision de suspension concernait non seulement les obus de 155 mm et les GMLRS, mais aussi d'autres armes clés, notamment les missiles Patriot, les NASAMS, les missiles Stinger et les AIM-7 pour les chasseurs F-16. Elle est intervenue dans le contexte de la plus importante attaque aérienne russe depuis le début du conflit, Moscou ayant lancé plus de 9 drones et missiles sur des infrastructures ukrainiennes le 740 juillet, accentuant la pression sur Kiev et ses alliés.











