Les États-Unis ont décidé de ne pas envoyer de délégation officielle au deuxième cycle de négociations entre la Russie et l'Ukraine, prévu le 2 juin 2025 à Istanbul. C'est ce que rapporte le New York Times, citant des sources au sein de l'administration présidentielle américaine. Cette déclaration a été une surprise compte tenu du rôle clé de Washington dans le soutien à Kiev, et a soulevé des questions sur les intentions futures des États-Unis dans la résolution du conflit. Dans le même temps, l'envoyé spécial de Donald Trump, Keith Kellogg, a confirmé que les conseillers à la sécurité nationale d'Allemagne, de France et du Royaume-Uni assisteraient à la réunion, soulignant l'importance de la participation des alliés européens.
Selon Reuters, la décision américaine est liée à la volonté de l'administration Trump de transférer la responsabilité principale des négociations à ses partenaires européens, tout en conservant une influence en coulisses. Kellogg avait précédemment déclaré à ABC News que les États-Unis étaient prêts à discuter des préoccupations russes concernant l'expansion de l'OTAN, mais a souligné que les décisions finales appartenaient au président. Ses propos selon lesquels il « met en garde » Kiev contre un refus de participer au dialogue indiquent une pression sur l’Ukraine pour qu’elle reste à la table des négociations. Cependant, l'absence d'une délégation américaine, comme le note Bloomberg, pourrait affaiblir la position de Kiev, qui compte sur un soutien démonstratif de l'Occident.
Le contexte de la prochaine réunion d’Istanbul reste complexe. Selon la BBC, le premier round du 16 mai s'est terminé sans avancées significatives, même si les parties ont accepté d'échanger des prisonniers et de remettre les corps des morts.











