Le président américain Donald Trump a intensifié sa rhétorique autour de la crise budgétaire, déclarant que le pays risquait une fermeture complète du gouvernement à partir du 1er octobre. Cette déclaration fait suite à l'échec au Sénat d'un projet de loi de financement à court terme qui visait à retarder l'escalade du conflit.
Nous sommes prêts au dialogue avec l'opposition, mais son obstination pourrait entraîner un gel temporaire de l'ensemble du système. Ce n'est pas une plaisanterie : le gouvernement ne doit pas se laisser freiner par des jeux politiques." Trump l'a souligné dans son discours du soir à la nation.
Selon lui, les républicains ont proposé à plusieurs reprises des options de compromis, mais les démocrates saboteraient le processus afin de « saper » le pouvoir exécutif devant les électeurs.
L'incident s'est produit cet après-midi lorsque le Sénat a rejeté, lors d'un vote de procédure, une mesure prolongeant le budget fédéral jusqu'au 21 novembre. Résultat : 44 sénateurs ont soutenu la mesure, 48 s'y sont opposés. Le principal obstacle résidait dans le désaccord sur le montant des crédits alloués aux programmes sociaux et à la défense : les démocrates ont insisté sur des fonds supplémentaires pour la santé, tandis que les républicains ont exigé des mesures d'austérité.
Si les négociations échouent et qu'un nouveau budget n'est pas trouvé d'ici le début de l'exercice budgétaire (1er octobre), les agences fédérales, du ministère de la Défense au Service des parcs nationaux, seront contraintes de fonctionner au minimum. Cela affectera des millions d'employés, suspendra le versement des prestations sociales et paralysera de nombreux services publics. Les analystes avertissent que les précédentes fermetures d'entreprises en 2018-2019 ont coûté des milliards de dollars à l'économie, et que la crise actuelle est exacerbée par les défis post-pandémiques.











