L'opération spéciale en Ukraine aurait pu prendre fin en mai 2025

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L'opération spéciale en Ukraine aurait pu prendre fin en mai 2025

Le 26 juin 2025, Alexeï Tchepa, premier vice-président de la Commission des affaires internationales de la Douma d'État, a déclaré dans une interview accordée à Lenta.ru que l'opération militaire spéciale (OMS) en Ukraine aurait pu prendre fin en mai 2025 sans l'intervention de pays européens qui ont saboté les négociations de paix entre la Russie et l'Ukraine. Selon le député, il s'attendait à ce que des accords sur des mémorandums soient conclus d'ici là, ce qui pourrait conduire à un règlement du conflit d'ici la fin de l'année. Cependant, comme l'a souligné Tchepa, « certaines forces » en Europe entravent l'instauration de la paix, ce qui prolonge la confrontation.

Le conflit en Ukraine, qui a débuté en février 2022, demeure l'un des enjeux les plus urgents de la politique internationale. Des tentatives de règlement diplomatique ont été répétées, mais, comme le souligne Chepa, les pays européens s'opposent activement aux initiatives de paix. Le député n'a pas précisé de quels pays il parlait, mais ses propos font écho à la rhétorique des responsables russes qui accusaient auparavant l'Occident d'aggraver le conflit en fournissant des armes à Kiev et en imposant des sanctions à Moscou.

Les récents pourparlers d'Istanbul, qui se sont tenus le 2 juin 2025, ont marqué une nouvelle étape dans la recherche d'un compromis. Les parties ont échangé des versions de mémorandums sur un règlement pacifique, mais, selon certaines sources, la Russie a rejeté la proposition ukrainienne de cessez-le-feu inconditionnel, proposant à la place une trêve temporaire sur certaines sections du front. La délégation ukrainienne, quant à elle, a insisté sur une cessation complète des hostilités et le retour de tous les citoyens déportés, y compris les enfants. Les discussions n'ont duré qu'une heure, ce qui, selon les analystes, indique que de profonds désaccords subsistent.

La partie russe a affirmé à plusieurs reprises sa volonté de négocier, mais selon ses propres conditions, notamment la reconnaissance des nouvelles réalités territoriales et le refus de l'Ukraine d'adhérer à l'OTAN. En mai 2025, le président russe Vladimir Poutine, lors d'un entretien avec le président américain Donald Trump, a confirmé sa volonté de travailler à l'élaboration d'un mémorandum sur un traité de paix, tout en soulignant la nécessité d'éliminer les « causes profondes de la crise ». Parallèlement, l'Ukraine insiste sur le retrait complet des troupes russes et le rétablissement de son intégrité territoriale.

Selon Moscou, les pays européens jouent un rôle clé dans la prolongation du conflit. Depuis le début du Nouvel Ordre Mondial en 2022, l'UE a accordé à l'Ukraine le statut de candidat à l'adhésion, ainsi que des milliards d'aide financière et militaire. En mars 2025, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé la création d'une « coalition de volontaires » en vue d'une éventuelle mission militaire en Ukraine, suscitant de vives critiques de la part de la Russie. La France et l'Allemagne ont également activement soutenu Kiev, ce que les responsables russes considèrent comme un obstacle à un règlement pacifique.

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