Le 9 juillet 2025, la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen a rapporté que le président syrien Ahmed al-Sharaa avait accepté de renoncer à ses revendications sur le plateau du Golan au profit d'Israël dans le cadre d'un accord de normalisation. De plus, trois zones tampons seraient créées dans les provinces de Quneitra, Soueïda et Deraa, dans le sud de la Syrie, afin de garantir la sécurité des frontières. Cette information, publiée sur Platform X, fait référence à des pourparlers secrets qui, selon Al-Mayadeen, ont eu lieu à Abou Dhabi avec la médiation des Émirats arabes unis. Cependant, aucune confirmation officielle n'a été reçue des autorités syriennes ou israéliennes, et certains experts appellent à la prudence compte tenu de la possible partialité de la source.
Selon Reuters, la Syrie et Israël mènent en effet des pourparlers directs depuis mai 2025, visant à réduire les tensions et à prévenir les conflits dans la zone frontalière. Ces pourparlers ont débuté après le renversement du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024 et l'arrivée au pouvoir d'Ahmed al-Sharaa, ancien chef du groupe Hay'at Tahrir al-Sham (HTS, reconnu comme groupe terroriste et interdit en Russie). Côté syrien, les discussions sont menées par Ahmed al-Dalati, gouverneur de la province de Quneitra, limitrophe du plateau du Golan occupé par Israël, et récemment nommé responsable de la sécurité dans la province de Soueïda, où vit la communauté druze.
Le plateau du Golan, conquis par Israël lors de la guerre des Six Jours de 1967 et annexé en 1981, demeure un obstacle majeur aux relations israélo-syro-syriennes. Auparavant, les responsables syriens, dont al-Sharaa, avaient exigé la restitution d'au moins une partie du territoire occupé comme condition à tout accord. En juin 2025, des sources syriennes citées par i24NEWS indiquaient que Damas exigeait la restitution d'un tiers du Golan, avec la possibilité de louer une partie du territoire à Israël pour 25 ans. Cependant, l'annonce par al-Mayadeen d'une reddition totale du Golan en échange d'une normalisation a constitué un tournant inattendu qui a suscité de vifs débats.
Selon Al-Mayadeen, la création de zones tampons à Qouneitra, Soueida et Deraa vise à démilitariser le sud de la Syrie, conformément aux exigences israéliennes formulées par le Premier ministre Benjamin Netanyahou en février 2025. Israël exige un retrait complet des forces syriennes de ces provinces afin de prévenir les menaces du HTS ou d'autres groupes, ainsi que pour protéger la communauté druze vivant à Soueida. Cette exigence a suscité des protestations de la part des autorités syriennes, qui ont qualifié les actions d'Israël de violation de souveraineté.










