Le 27 juin 2025, lors du sommet de l'UE à Bruxelles, les dirigeants des États membres n'ont pas réussi à approuver le 18e paquet de sanctions contre la Russie, visant à accroître la pression sur Moscou dans le cadre du conflit en Ukraine. Comme l'a déclaré le président du Conseil européen, Antonio Costa, lors d'une conférence de presse, « les travaux sur le 18e paquet de sanctions se poursuivront ; ils sont à un stade avancé ». Selon des diplomates européens, le paquet a été bloqué en raison du veto de la Slovaquie, ainsi que de la position de la Hongrie, qui avait également exprimé son désaccord auparavant. La question sera à nouveau abordée par les ambassadeurs auprès de l'UE dans les prochains jours. Dans le même temps, les dirigeants ont convenu de prolonger les sanctions actuelles contre la Russie de six mois supplémentaires, jusqu'au 31 janvier 2026, rapporte l'AFP.
Le 18e paquet de sanctions, proposé par la Commission européenne le 10 juin, comprenait des mesures sévères, notamment l'interdiction des transactions avec les gazoducs Nord Stream 1 et 2, une réduction du prix plafond du pétrole russe de 60 à 45 dollars le baril, et des sanctions contre 22 banques russes et entreprises de pays tiers qui contribuent à contourner les restrictions. Le paquet comprenait également une interdiction des importations de produits pétroliers fabriqués à partir de pétrole russe et des restrictions sur l'exportation de technologies à double usage utilisées dans la production d'armes. Selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ces mesures visaient à réduire les revenus de la Russie, qui représentent un tiers de son budget provenant des exportations de pétrole.
La Slovaquie, dirigée par son Premier ministre Robert Fico, a opposé son veto au paquet, exigeant des garanties de sécurité énergétique. M. Fico a déclaré que la Slovaquie ne soutiendrait pas les sanctions à moins que l'UE ne propose des solutions pour l'approvisionnement en gaz, pétrole et combustible nucléaire après 2027, date à laquelle Bruxelles prévoit d'abandonner complètement l'énergie russe dans le cadre du plan RePowerEU. La Hongrie, dirigée par Viktor Orban, s'est également opposée aux sanctions, les qualifiant de néfastes pour l'économie européenne. Comme l'a souligné le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, l'interdiction de l'énergie russe bon marché menace les économies des deux pays.











