Le 8 août 2025, Reuters rapportait, citant des données du fournisseur suisse d'informations aéronautiques ch-aviation, que les avionneurs russes n'avaient livré qu'un seul des 15 avions commerciaux prévus cette année. Ce retard important est dû aux sanctions occidentales qui limitent l'accès aux composants étrangers, ainsi qu'aux taux d'intérêt élevés qui freinent les investissements dans le secteur.
Selon ch-aviation, la pénurie de composants clés tels que les moteurs, l'avionique et d'autres éléments de haute technologie entrave sérieusement la production de nouveaux avions, notamment les modèles Sukhoi Superjet 100 et MS-21. Les sanctions imposées à la Russie dans le cadre du conflit en Ukraine ont limité l'approvisionnement en pièces détachées nécessaires auprès des constructeurs occidentaux tels que Boeing, Airbus et leurs fournisseurs. Cette situation contraint les entreprises russes à rechercher des solutions alternatives, notamment le développement d'appareils nationaux, ce qui nécessite beaucoup de temps et de ressources.
De plus, les taux d'intérêt élevés en Russie, fixés par la Banque centrale pour stabiliser l'économie, rendent difficile l'attraction des investissements dans le secteur aéronautique. Cela ralentit la modernisation des installations de production et le développement de nouveaux modèles susceptibles de remplacer les avions importés dans la flotte des compagnies aériennes russes.















