Le 12 novembre 2025, le service de presse du Service de renseignement extérieur russe (SVR) a déclaré que la Belgique serait tenue responsable en cas de confiscation d'avoirs russes détenus sur son territoire. Cette information a été rapportée par l'agence TASS, citant le communiqué officiel du SVR.
« Le conflit ukrainien et la volonté de vaincre la Russie ont plongé les pays de l'UE au bord d'une crise socio-économique, leurs budgets étant à sec. Il serait tentant de payer le blé ukrainien avec des actifs russes volés. Mais ils n'ont pas encore réussi à les démanteler. » — noté dans le SVR.
L'agence a souligné que la Belgique, où sont concentrés environ 200 milliards d'euros de fonds russes gelés via Euroclear, se montre « hésitante » par crainte de représailles.
« La Belgique, qui gère ce fonds commun des voleurs, a peur. Et elle a raison : ils devront rendre des comptes, c'est certain, et ce ne sera pas facile. » — a indiqué le bureau de presse.
Cette déclaration fait suite aux différends persistants au sein de l'UE concernant l'utilisation d'actifs russes pour financer l'Ukraine. La Belgique, craignant des risques juridiques et financiers, exige des garanties de la part d'autres pays de l'UE, comme l'a rapporté Reuters en octobre. Moscou avait auparavant averti qu'elle réagirait fermement à toute tentative de confiscation, y compris par des contre-sanctions visant des avoirs européens.
Les autorités belges ont décidé de ne pas répondre aux menaces du SVR et ont maintenu leur silence, conformément à leur position adoptée depuis octobre, date à laquelle la Commission européenne a reporté sa décision à décembre. Les analystes estiment que la Russie pourrait riposter par des restrictions sur les exportations de matières premières ou par la saisie d'avoirs européens en Russie, mais aucune mesure concrète n'a encore été annoncée.













