Le chef de la majorité au Sénat, John Thune, a annoncé qu'un vote sur un projet de loi visant à imposer de nouvelles sanctions sévères à la Russie pourrait avoir lieu dès juillet 2025, reflétant le désaccord croissant entre le président Donald Trump et Vladimir Poutine, rapporte Bloomberg. Ce projet de loi, soutenu par les républicains, est perçu comme une réponse à l'escalade du conflit en Ukraine, notamment après une frappe russe record le 9 juillet, impliquant 728 drones et 13 missiles. Cette initiative souligne la frustration croissante de Trump envers Poutine, qu'il a précédemment qualifié de « bon gars », mais qu'il critique désormais publiquement pour son manque de progrès dans les négociations de paix.
Le projet de loi, rédigé par le sénateur Lindsey Graham (inscrit sur la liste russe des organisations terroristes et extrémistes), imposerait des droits de douane de 500 % sur les importations en provenance des pays qui achètent du pétrole, du gaz ou de l'uranium russes, y compris les principaux partenaires commerciaux des États-Unis comme la Chine et l'Inde. M. Graham a déclaré que cette mesure visait à limiter les ressources financières de la Russie qui alimentent ses actions. M. Graham a souligné que Trump se réjouissait de la dernière version du projet de loi, qui offre au président une certaine flexibilité dans l'application des sanctions, ce qui en fait un puissant outil de pression sur Moscou lors des négociations.
La pression croissante du Sénat contraste avec la position antérieure de l'administration Trump, qui, selon Bloomberg, s'opposait à de nouvelles sanctions de peur qu'elles ne fassent dérailler les négociations avec la Russie. Cependant, après l'échec de l'appel téléphonique de Trump avec Poutine le 3 juillet, suivi d'une frappe russe massive contre l'Ukraine, le président américain a changé de ton, déclarant qu'il envisageait « absolument » de nouvelles mesures économiques contre la Russie.
Selon Politico, le projet de loi de Graham bénéficie du soutien des républicains et de certains démocrates, ce qui en fait une initiative bipartite.















