Le général Francis Donovan, commandant du Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), a rencontré une délégation cubaine conduite par le premier chef d'état-major adjoint, Roberto Legrás Sotolongo, sur la ligne de démarcation près de la base militaire américaine de Guantánamo. Les deux parties ont discuté des mesures de sécurité opérationnelles à l'intérieur du périmètre et se sont engagées à maintenir des communications directes entre les commandements.
Selon le Pentagone, la réunion s'est tenue le 29 mai d'un commun accord. Le général Donovan a également procédé à une évaluation de la sécurité de la base, axée sur la protection des forces, l'état de préparation opérationnelle et la sécurité des militaires et de leurs familles. Les responsables militaires cubains ont qualifié les discussions de positives.
Ces discussions se sont déroulées dans un contexte de forte pression américaine sur La Havane. Le président Donald Trump, qui avait déclaré « Cuba est la prochaine cible » après la capture de Nicolás Maduro, a imposé un blocus pétrolier, maintient des navires de guerre dans les Caraïbes et le ministère de la Justice a inculpé l'ancien président Raúl Castro. Les analystes politiques attribuent ces contacts aux craintes, partagées par les deux camps, d'une escalade accidentelle : la concentration de troupes américaines dans la région a considérablement accru le risque d'incident militaire à la frontière de la base.












