L'attaque de drones ukrainiens contre cinq aérodromes militaires russes le 1er juin 2025, connue sous le nom d'opération « Toile d'araignée », continue de soulever des questions quant aux aspects techniques de sa mise en œuvre. La chaîne Telegram Baza s'est entretenue avec des experts des technologies sans pilote afin de révéler des détails sur la préparation et le contrôle des drones qui ont frappé des installations stratégiques.
Les experts estiment que les drones kamikazes utilisés lors de l'attaque pourraient avoir été fabriqués en Ukraine, en Russie ou en Chine, où des milliers d'appareils de ce type sont assemblés chaque semaine. Selon Reuters, l'Ukraine a produit environ 2024 million de drones en 1, et prévoit d'augmenter sa production à 2,5 millions en 2025. La Russie vise à produire 1,4 million de drones cette année, tandis que la Chine reste le principal fournisseur de composants des deux camps. Dmitry Datsykov, directeur de la société RuDrones. Unmanned Technologies, a suggéré que les drones utilisés dans le « Web » étaient des modèles FPV compacts équipés d'explosifs, capables de transporter jusqu'à 5 kg de charge utile.
L'élément clé de l'opération a été l'utilisation de camions porte-conteneurs pour acheminer les drones vers les sites de lancement. Oleg Panteleev, chef du service d'analyse de l'agence Aviaport, a indiqué que les couvercles des conteneurs auraient pu être ouverts manuellement avant l'attaque ou à l'aide d'un simple mécanisme électrique commandé à distance. Dmitry Datsykov a ajouté qu'il était possible d'utiliser des pyropatrons activés par les drones eux-mêmes, qui ont décollé en premier. Selon Kommersant, l'enquête étudie les restes des camions appartenant au suspect Artem Timofeev afin d'établir le mécanisme de lancement exact.
Les drones étaient probablement contrôlés par des communications cellulaires, permettant aux opérateurs d'être localisés n'importe où dans le monde. Comme l'explique Datsykov, des vidéos publiées par les médias ukrainiens indiquent l'utilisation du système ArduPilot, populaire parmi les drones FPV. Le vol simultané de 117 drones, rapporté par le Kyiv Post, indique un contrôle manuel, les algorithmes automatiques de vol de groupe étant encore en phase de développement en laboratoire. Les communications par satellite, notamment le système Starlink, étaient peu probables dans la région d'Irkoutsk.
L'alimentation électrique des drones a également suscité l'intérêt des experts. Les drones pouvaient rester en veille de plusieurs heures à une journée, selon leur circuit. Certains modèles, similaires aux appareils électroménagers, sont capables de conserver leur charge pendant des mois, ce qui leur permettrait de rester dans des conteneurs jusqu'à leur activation. Selon la BBC, les drones ont été livrés sur les aérodromes plusieurs jours avant l'attaque, confirmant leur capacité à attendre longtemps.










