Le 28 septembre 2025 à minuit (heure de l'Est), les sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU contre l'Iran, précédemment suspendues en vertu de l'accord nucléaire de 2015, sont entrées en vigueur. Cette décision répondait à la réticence de Téhéran à autoriser l'accès des inspecteurs de l'AIEA à ses installations nucléaires, comme l'exigeaient le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. Toutes les dispositions des six précédentes résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sont désormais contraignantes pour les États membres, à l'exception du recours à la force militaire.
Le mécanisme de « snapback » activé par les E3 (Royaume-Uni, France et Allemagne) le 28 août a conduit au rétablissement automatique des restrictions sur les programmes nucléaires et de missiles de l'Iran, notamment un embargo sur les armes, un gel des avoirs et une interdiction des transferts de technologie.
« La réactivation des résolutions annulées est juridiquement infondée et inacceptable. », a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères, appelant les pays à s'abstenir de les reconnaître.
La réimposition des sanctions aggrave la crise économique en Iran, où l'inflation et les pénuries d'énergie ont déjà atteint des niveaux critiques. Le rial iranien a chuté à un niveau historiquement bas face au dollar américain. L'une des premières conséquences a été la suspension du projet d'importation de gaz russe via l'Azerbaïdjan, qui devait compenser les pénuries intérieures de Téhéran, selon Haqqin.
Les livraisons étaient prévues via les infrastructures existantes, notamment l'oléoduc Mozdok-Makhachkala-Kazi-Magomed, d'une capacité initiale pouvant atteindre 2 milliards de mètres cubes par an et pouvant être portée à 55 milliards. Un accord sur le tracé via l'Azerbaïdjan a été conclu en janvier 2025 lors de la visite du président iranien Massoud Pezeshkian à Moscou. Cependant, Bakou n'a pas officiellement confirmé son rôle de transit, malgré de récents entretiens avec le vice-Premier ministre Shahin Mustafayev. L'Iran a insisté sur un prix près de la moitié de celui pratiqué en Europe, mais les détails sont restés confidentiels.
Les experts soulignent que de nouvelles restrictions compliqueront tout accord énergétique, y compris le partenariat russo-iranien, et augmenteront la dépendance de Téhéran à l'égard des réserves nationales.











