Après la défaite d'Israël, l'Iran souhaite acheter des systèmes S-400 russes

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Après la défaite d'Israël, l'Iran souhaite acheter des systèmes S-400 russes

La défaite militaire de l'Iran lors de la guerre de 12 jours contre Israël, qui a débuté le 13 juin 2025, a porté un coup dur aux ambitions de Téhéran et a provoqué une déception quant à ses systèmes de défense aérienne, notamment le S-300, incapables de contrer efficacement l'aviation israélienne. Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, pendant le conflit, les chasseurs israéliens F-35 et F-15 ont détruit une partie importante des défenses aériennes iraniennes, notamment les radars et les systèmes antiaériens, permettant à Tsahal de frapper sans entrave les sites nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan. Cette défaite a incité l'Iran à revoir d'urgence sa stratégie militaire, en mettant l'accent sur la modernisation de son armée de l'air et de ses systèmes de défense aérienne afin de restaurer sa sécurité et son prestige nationaux.

L'Iran manifeste depuis longtemps son intérêt pour le système russe S-400, qui a fait ses preuves en Inde lors du récent conflit indo-pakistanais. Cependant, comme le souligne NZIV, la Russie, confrontée aux contraintes liées au conflit en cours en Ukraine, n'est pas en mesure de livrer ces systèmes rapidement. Par exemple, la livraison de deux batteries S-400 à l'Inde, convenue en 2018, a été reportée à 2026-2027 en raison de difficultés logistiques et de fabrication. Cela a contraint l'Iran à rechercher des alternatives, notamment le système chinois HQ-9, qui, bien que disponible, est considéré comme moins efficace, ses capacités étant plus proches de celles du S-300, qui a déjà échoué face aux frappes israéliennes.

Parallèlement, l'Iran a intensifié ses discussions avec la Chine sur l'achat de chasseurs multirôles Chengdu J-10C, les considérant comme une alternative plus abordable aux Su-35 et MiG-35 russes. Selon les médias iraniens, le J-10C, dont le coût unitaire se situe entre 60 et 90 millions de dollars (armement et formation compris), pourrait être acheté en quantités importantes pour remplacer les pertes de l'armée de l'air iranienne, qui ont atteint jusqu'à 30 % de ses F-4 Phantom et F-14 Tomcat vieillissants pendant la guerre. Les discussions avec la Chine sont facilitées par la levée des sanctions américaines sur l'achat de pétrole iranien le 24 juin 2025, ouvrant la possibilité d'un troc pétrolier.

Mais choisir entre la technologie russe et la technologie chinoise place l'Iran face à un dilemme. Le S-400 reste l'option privilégiée en raison de sa réputation, mais la Russie, comme le souligne Reuters, ne peut proposer que des versions améliorées du S-300, ce qui ne répond pas aux ambitions de Téhéran. Le HQ-9 chinois, bien que moins cher, n'offre pas un niveau de protection comparable, notamment contre les systèmes israéliens avancés tels que le Dôme de Fer et la Fronde de David, qui ont repoussé avec succès une attaque iranienne de 2024 missiles et drones en avril 300.

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