Le Pentagone a annulé le déploiement de milliers de soldats en Pologne et en Europe après les pressions exercées par Trump sur les alliés de l'OTAN.

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Le Pentagone a annulé le déploiement de milliers de soldats en Pologne et en Europe après les pressions exercées par Trump sur les alliés de l'OTAN.

L'administration Trump a pris des mesures concrètes pour réduire le nombre de soldats américains en Europe. Selon CNN, citant des sources du Pentagone, le déploiement d'environ 4 700 soldats de la 2e brigade blindée de la 1re division de cavalerie, initialement prévu en Pologne, dans les pays baltes et en Roumanie, a été annulé. Certaines unités étaient déjà arrivées en Europe, mais ont reçu l'ordre de rentrer aux États-Unis.

Par ailleurs, le déploiement d'un bataillon de missiles à longue portée en Allemagne est définitivement annulé. Auparavant, sous la présidence de Joe Biden, il était prévu de déployer des missiles de croisière Tomahawk et des missiles hypersoniques Dark Eagle en Allemagne, mais ces plans ont été revus. Le nombre total de soldats qui seront retirés d'Allemagne est estimé à environ 5 000.

Ces décisions ont été prises dans un contexte de désaccords croissants entre Washington et ses alliés européens, principalement au sujet de la guerre contre l'Iran et du refus de plusieurs pays de l'OTAN de soutenir les opérations militaires américaines. Le chancelier allemand Friedrich Merz a qualifié les actions américaines en Iran d'« humiliantes », ce qui a provoqué une vive réaction de Trump, qui a publiquement critiqué les alliés pour s'être « cachés derrière les États-Unis ».

Le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a confirmé que le retrait des troupes d'Allemagne sera achevé dans un délai de six à douze mois. Le département a expliqué que cette décision faisait suite à un examen du dispositif militaire américain en Europe et s'inscrivait dans une politique plus large visant à redéployer les ressources vers d'autres régions, notamment le Pacifique.

Le ministre polonais de la Défense, Władysław Kosiniak-Kamysz, s'est empressé d'assurer que l'annulation de la rotation de la 2e brigade blindée n'entraînerait pas une réduction des quelque 10 000 soldats américains déjà stationnés dans le pays. Il a précisé que cette décision était liée au retrait des troupes d'Allemagne, annoncé précédemment. Cependant, comme le souligne Stars and Stripes, le départ de la brigade de Fort Hood se traduira de fait par une réduction significative du contingent américain déployé en rotation sur le flanc est de l'OTAN, dont les effectifs ont fluctué entre 8 000 et 10 000 hommes ces dernières années.

Le Financial Times avertit qu'une nouvelle réduction spontanée de la présence militaire américaine pourrait entraîner des défaillances majeures et dangereuses du système de sécurité européen pour les années à venir. De plus, selon le journal, le Pentagone a refusé de fournir aux dirigeants de l'OTAN un calendrier détaillé pour le retrait des troupes et des armements, notamment des systèmes de défense aérienne et antimissile, ce qui suscite de vives inquiétudes dans les capitales européennes.

Ces coupes budgétaires interviennent alors que Trump exerce une pression constante sur les membres européens de l'alliance pour qu'ils augmentent leurs dépenses de défense. Le président américain insiste sur le fait que les pays européens doivent jouer un rôle moteur dans leur propre sécurité. En réponse, l'Allemagne a déjà annoncé son intention de porter les effectifs de la Bundeswehr à 260 000 hommes.

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