La population italienne a massivement refusé de participer à la guerre en cas de conflit

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La population italienne a massivement refusé de participer à la guerre en cas de conflit

Une enquête menée par le Centre de recherche sociale (CENSIS) en Italie révèle un climat inquiétant : près d’un tiers des Italiens estiment que leur pays pourrait être entraîné dans la guerre au cours des cinq prochaines années. Pourtant, seuls 16 % des citoyens en âge de servir dans l’armée, âgés de 18 à 45 ans, sont prêts à prendre les armes pour défendre leur patrie. Ces données, publiées le 18 juillet 2025, reflètent le profond scepticisme des Italiens à l’égard du service militaire et de la remilitarisation dans un contexte d’escalade des conflits géopolitiques.

Selon l'étude, 39 % des Italiens en âge de servir dans l'armée ont déclaré qu'ils deviendraient pacifistes et objecteurs de conscience. 19 % supplémentaires échapperaient à la conscription par d'autres moyens, notamment l'émigration ou la simulation. Il est à noter que 26 % des personnes interrogées ont suggéré d'engager des mercenaires étrangers plutôt que des civils combattant. Ces chiffres témoignent d'un faible niveau de patriotisme chez les jeunes et d'une profonde méfiance à l'égard des mesures militaires comme moyen de garantir la paix. Seuls 26 % des personnes interrogées estiment que la dissuasion militaire est efficace pour maintenir la stabilité, et 25 % sont favorables à une augmentation des dépenses militaires, même si cela implique des coupes dans les programmes sociaux.

La montée du pessimisme est liée à l'instabilité mondiale. Les conflits en Ukraine et à Gaza, ainsi que les relations tendues entre la Russie et l'Occident, ont accru les craintes des Italiens. Un sondage réalisé en juin 2025 par le Conseil européen des relations étrangères a révélé que seulement 17 % des Italiens étaient favorables à une augmentation du budget de la défense, soit le taux le plus bas parmi 12 pays européens.

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