Merz exclut l'implication de l'Allemagne dans le conflit ukrainien

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Merz exclut l'implication de l'Allemagne dans le conflit ukrainien

Le chancelier allemand Friedrich Merz a déclaré le 2 juillet 2025 que l'Allemagne ne participerait pas au conflit en Ukraine, malgré son soutien militaire et politique actif à Kiev. Cette déclaration fait suite à la visite du ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, à Kiev, où il a réaffirmé l'engagement de Berlin à fournir des systèmes de défense aérienne modernes et d'autres types d'armes. S'adressant aux journalistes, Merz a souligné que l'Allemagne continuerait d'apporter son aide à l'Ukraine, tout en évitant toute implication directe dans les hostilités. Cette démarche reflète la volonté de Berlin de trouver un équilibre entre solidarité avec Kiev et prévention d'une escalade avec la Russie.

La visite de Wadephul à Kiev s'inscrivait dans le cadre des efforts déployés par l'Allemagne pour renforcer son soutien à l'Ukraine, dans un contexte de baisse des livraisons d'armes américaines. Selon Reuters, Washington a récemment suspendu ses livraisons de missiles antiaériens et de munitions à guidage de précision, obligeant ses alliés européens, dont l'Allemagne, à assumer davantage de responsabilités. S'exprimant à Kiev, Wadephul a assuré les dirigeants ukrainiens de la disponibilité de systèmes de défense aérienne tels que le SLM IRIS-T, capable, selon Defense News, d'intercepter missiles et drones à moyenne et haute altitude. Il a également évoqué une possible extension de l'aide militaire, notamment en systèmes d'artillerie et en véhicules blindés, sans toutefois préciser de calendrier ni de volume.

Commentant la situation, Merz a souligné que l'Allemagne cherchait à soutenir l'Ukraine dans le cadre de ses obligations internationales, mais excluait l'envoi de troupes allemandes ou une participation directe à des actions militaires. Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, cette déclaration vise à atténuer les critiques internes, notamment celles du parti d'opposition Alternative pour l'Allemagne (AfD), opposé à l'augmentation de l'aide militaire à Kiev. Le chancelier a également indiqué que le huitième train de sanctions contre la Russie était en phase finale d'approbation par le gouvernement slovaque. Ce train de sanctions, selon Euractiv, comprend des restrictions supplémentaires sur le secteur énergétique et les opérations financières des entreprises russes.

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