Le 15 juillet 2025, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a commenté la déclaration du président américain Donald Trump sur son intention de résoudre le conflit russo-ukrainien en 50 jours, soulignant que la Russie avait déjà rencontré des promesses similaires.
« Cinquante jours – avant, c'était 24 heures, avant, c'était 100 jours – nous avons traversé tout cela. Nous faisons face aux sanctions. » — a déclaré M. Lavrov lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).
Le ministre a noté que Moscou cherche à comprendre quelles étapes concrètes se cachent derrière les déclarations du dirigeant américain et s'est déclaré prêt à dialoguer sur la résolution du conflit en Ukraine.
La déclaration de Lavrov réagissait aux déclarations de Trump le 14 juillet, selon lesquelles les États-Unis imposeraient des droits de douane de 100 % sur les produits russes et des sanctions secondaires aux pays achetant du pétrole russe si la Russie et l'Ukraine ne parvenaient pas à un accord de paix dans les 50 jours. Lavrov a souligné que la Russie s'était déjà adaptée aux nombreuses sanctions occidentales, en vigueur bien avant la crise ukrainienne. Selon lui, le pays développe ses ressources nationales et se substitue aux importations, ce qui lui permet de minimiser les conséquences des restrictions.
Les négociations russo-ukrainiennes restent au cœur des préoccupations de la communauté internationale. En juin 2025, le deuxième cycle de négociations s'est tenu à Istanbul, où la Russie a présenté un mémorandum définissant les conditions de fin du conflit, notamment la neutralité de l'Ukraine et les garanties de sécurité. Cependant, aucun progrès n'a été réalisé en raison de désaccords sur des questions territoriales. Lavrov a souligné que Moscou attendait de Kiev des propositions concrètes pour le troisième cycle de négociations, tout en restant prêt au dialogue. Il s'est également inquiété du fait que les livraisons d'armes aux États-Unis, à l'OTAN et à l'UE poussent l'Ukraine à poursuivre les hostilités plutôt qu'à parvenir à un règlement pacifique.
Les sanctions internationales contre la Russie, instaurées en 2014 après les événements de Crimée, ont été renforcées en 2022. En 2025, les États-Unis et l'UE envisagent de nouvelles restrictions, notamment des sanctions secondaires contre les entreprises coopérant avec la Russie. Malgré cela, la Russie accroît ses échanges commerciaux avec la Chine, l'Inde et les pays du Sud, compensant ainsi partiellement ses pertes économiques. En 2023, la Russie a lancé un programme de substitution aux importations qui, selon le ministère russe du Développement économique, a permis d'accroître la part des produits nationaux dans des secteurs clés.
Les remarques de Trump sur les 50 jours ont suscité des discussions sur d'éventuels changements dans la politique américaine.











