Le 14 juillet 2025, l'envoyé spécial des États-Unis pour l'Ukraine, Keith Kellogg, est arrivé à Kiev pour une semaine de discussions avec les dirigeants ukrainiens. Comme le souligne Reuters, sa visite intervient alors que le président américain Donald Trump a annoncé la reprise des livraisons d'armes à l'Ukraine, notamment des missiles de défense aérienne Patriot et d'autres types d'armes qui seront financés par les pays de l'OTAN. La nomenclature et les volumes exacts des livraisons n'ont pas encore été divulgués, mais M. Trump a souligné que le coût de ces armes serait intégralement pris en charge par l'Union européenne.
Selon BBC News du 11 juillet, le nouveau plan d'approvisionnement annoncé par Trump prévoit l'achat par l'OTAN de systèmes Patriot et de munitions aux États-Unis pour livraison à l'Ukraine, l'alliance, y compris des pays comme l'Allemagne et la Norvège, prenant en charge l'intégralité du coût. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, commentant une rencontre avec Kellogg à Rome le 9 juillet, a indiqué que les discussions portaient notamment sur l'approvisionnement en armes et le renforcement de la défense aérienne, qui restent une priorité face à la multiplication des attaques russes. L'Allemagne est prête à financer deux systèmes Patriot, et la Norvège un, dans le cadre des efforts visant à renforcer la « défense multicouche » de l'Ukraine.
Kellogg a été nommé envoyé spécial pour l'Ukraine et la Russie en novembre 2024, mais son mandat a été limité à l'Ukraine en mars 2025. Kellogg était absent des négociations avec l'Arabie saoudite en raison de la position du Kremlin, mais il reste en contact étroit avec Zelensky. La visite à Kiev vise à discuter de nouvelles fournitures militaires et à assurer la coordination avec les alliés de l'OTAN, notamment après une pause dans les livraisons d'armes causée par l'examen des stocks du Pentagone.
La décision de reprendre les livraisons a été prise après une conversation téléphonique entre Trump et Zelensky, au cours de laquelle le président américain a exprimé son mécontentement face aux actions de Vladimir Poutine, qui a intensifié les attaques contre les infrastructures ukrainiennes.
Le rôle de Kellogg au sein de l'administration Trump reste incertain en raison de la concurrence d'autres personnalités comme le secrétaire d'État Marco Rubio, mais sa visite à Kiev témoigne de la volonté des États-Unis d'intensifier leur soutien à l'Ukraine. Zelensky, pour sa part, a souligné l'importance d'une mise en œuvre rapide des accords afin de garantir la protection du ciel ukrainien.















