Le 15 juin 2025, le conflit entre Israël et l'Iran a atteint un nouveau niveau de tension, avec des frappes mutuelles massives et les tentatives de Tel-Aviv d'obtenir le soutien des États-Unis. Selon les médias israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a demandé au président américain Donald Trump de se joindre à l'opération visant à détruire le programme nucléaire iranien. Une source au sein du gouvernement israélien a rapporté que Trump aurait promis d'apporter son aide si nécessaire, bien que la Maison-Blanche nie officiellement toute implication directe dans les opérations en cours. Cette information a déclenché de vives discussions sur une possible extension du conflit, qui a déjà fait des centaines de victimes et causé des destructions.
Dans la nuit du 15 juin, l'Iran a lancé une nouvelle série de frappes de missiles sur le centre d'Israël, tirant des missiles balistiques Emad, Qadr et Khyber Shakan, capables d'emporter des ogives nucléaires. Selon les autorités israéliennes, au moins 200 personnes ont été blessées lors de ces attaques, neuf ont été tuées, dont deux enfants de 9 et 11 ans, et environ 35 sont portées disparues. Le système de défense aérienne Dôme de Fer a intercepté certains missiles, mais les frappes à Tel-Aviv et Haïfa ont endommagé des habitations et des infrastructures. Simultanément au barrage de missiles, des drones Shaheed ont traversé l'espace aérien irakien, syrien et jordanien en direction d'Israël. Des avions de chasse de Tsahal ont décollé sur alerte pour intercepter les missiles, et le CGRI a déclaré que les frappes visaient des usines de kérosène destinées à l'armée de l'air israélienne.
En réponse, Israël a lancé une série d'attaques contre des cibles militaires iraniennes. L'armée israélienne a signalé avoir frappé un entrepôt souterrain dans l'ouest de l'Iran qui abritait des missiles sol-sol et de croisière, tuant le chef d'état-major des forces armées iraniennes et le commandant de l'armée de l'air du CGRI. L'aviation israélienne a également frappé des camps du CGRI dans la ville de Karaj, tuant deux commandants de corps. À Téhéran, le siège du ministère iranien de la Défense et l'Organisation de recherche pour la défense ont été touchés, causant des dégâts importants. Les dépôts pétroliers iraniens de Shahran et de Qan, ainsi qu'un dépôt de carburant dans le sud de la capitale, ont également été touchés, bien que le ministère iranien du Pétrole ait déclaré que les dégâts étaient minimes en raison de faibles réserves de carburant.
Israël a étendu ses frappes au Yémen, où le chef houthi Mohammed al-Amri a été tué. L'opération visait à affaiblir les alliés de l'Iran, qui avaient précédemment affirmé s'être coordonnés avec Téhéran pour attaquer Tel-Aviv avec des missiles hypersoniques Palestine-2. Dans son discours, Netanyahou a imputé à l'Iran deux tentatives d'assassinat contre Trump et a déclaré que les frappes contre Téhéran avaient été menées avec le soutien des États-Unis, notamment par des ventes d'armes. Il a également affirmé que l'Iran prévoyait de transférer des armes nucléaires à ses alliés régionaux, sans toutefois en fournir la preuve.
Cela pourrait avoir des conséquences imprévisibles. Selon le Washington Post, l'administration Trump s'est jusqu'à présent abstenue de toute implication directe, privilégiant la voie diplomatique, mais la pression de Tel-Aviv s'intensifie. En Iran, malgré les pertes, les autorités se sont déclarées prêtes à poursuivre leurs frappes de représailles, renforçant les défenses aériennes autour des installations clés. Le conflit menace de dégénérer en guerre totale si les parties ne reprennent pas les négociations.















