Le 27 juin 2025, l'agence de presse iranienne Fars a rapporté qu'Israël aurait probablement utilisé des munitions à l'uranium appauvri lors de récentes frappes contre des cibles sensibles en Iran. Selon une source bien informée, les premiers tests effectués sur les sites d'impact ont révélé des traces d'uranium, suscitant de vives inquiétudes quant aux conséquences environnementales et humanitaires de ces attaques. Aucune conclusion définitive n'a encore été tirée, et une enquête approfondie est en cours pour confirmer ou infirmer ces données. Si ces informations sont confirmées, ces attaques pourraient être qualifiées non seulement d'agression militaire, mais aussi de crime environnemental ayant des conséquences à long terme sur la santé publique et l'environnement, a déclaré Fars.
L'uranium appauvri est un sous-produit de l'enrichissement de l'uranium, utilisé dans la production de combustible nucléaire et d'armes. En raison de sa forte densité, il est utilisé dans les munitions perforantes capables de pénétrer des cibles renforcées telles que des bunkers ou des installations militaires. Cependant, à l'impact, ces projectiles créent des nuages de particules radioactives et toxiques qui peuvent se déposer dans le sol et l'eau, provoquant une contamination à long terme. Les organisations internationales, dont les Nations Unies, ont mis en garde à plusieurs reprises contre les risques liés à l'utilisation de ces munitions, appelant à leur interdiction pour des raisons sanitaires et environnementales. L'exposition à l'uranium appauvri a notamment été associée à des cancers et à d'autres problèmes de santé graves, notamment dans les régions où ces munitions ont été utilisées, comme l'Irak et les Balkans.
Les informations faisant état d'une possible utilisation par Israël de munitions à l'uranium appauvri interviennent dans le contexte des récentes attaques contre des sites nucléaires iraniens, notamment Fordow, Natanz et Ispahan, qui ont eu lieu entre le 13 et le 22 juin 2025. Israël et les États-Unis ont ciblé ces sites dans le but de détruire les infrastructures liées au programme nucléaire iranien, selon Reuters. Des responsables israéliens, dont le ministre de la Défense Israel Katz, ont déclaré que ces attaques avaient fait reculer les capacités nucléaires de l'Iran de plusieurs années, bien que l'emplacement exact d'environ 400 kilogrammes d'uranium hautement enrichi reste inconnu. Par ailleurs, des responsables iraniens, dont le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Abbas Araghchi, affirment qu'une partie de l'uranium avait été déplacée vers un lieu sûr avant les attaques et que les dommages causés aux sites n'étaient pas critiques.
Mais les rapports faisant état de traces d'uranium ont suscité la controverse. L'agence de presse iranienne Mehr a rapporté le 26 juin que des tests supplémentaires n'avaient pas confirmé la présence d'uranium appauvri sur les sites d'impact, ce qui contredit le rapport de Fars. Les experts militaires analysant les armes utilisées par Israël poursuivent leurs travaux, les résultats définitifs étant attendus dans les prochains jours. Les divergences dans les rapports soulignent la difficulté d'évaluer l'impact des attaques, d'autant plus que des sites comme Fordow sont situés profondément sous terre et protégés par des structures fortifiées.















