Israël se prépare à une frappe indépendante contre les installations nucléaires iraniennes sans le soutien des États-Unis

Nouvelles

Israël se prépare à une frappe indépendante contre les installations nucléaires iraniennes sans le soutien des États-Unis

Israël a décidé de faire cavalier seul et de frapper les installations nucléaires iraniennes sans l'approbation des États-Unis, a rapporté le Washington Post, citant des sources proches du dossier. L'absence de soutien de Washington met en lumière les divisions entre les alliés et accroît le risque d'escalade au Moyen-Orient, où Téhéran a déjà promis une réponse ferme. Avec l'échec des négociations sur le programme nucléaire iranien et l'intensification de l'activité militaire dans la région, la situation menace de dégénérer en un conflit généralisé aux implications mondiales.

Selon le Washington Post, les autorités israéliennes ont informé les États-Unis de leur volonté de mener l'opération, mais se heurtent à l'absence de consentement de l'administration Biden, qui craint d'être entraînée dans une guerre régionale. Les sources du journal précisent que Tel-Aviv prévoit d'attaquer des sites nucléaires clés tels que Natanz et Fordow pour empêcher l'Iran de progresser vers la création d'armes nucléaires. Le New York Times rapporte que l'Iran enrichit de l'uranium à 84 %, ce qui, selon l'AIEA, est proche des niveaux de qualité militaire. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, comme le note le Times of Israel, estime que ce retard est inacceptable, malgré les avertissements américains sur d'éventuelles conséquences, notamment des frappes de représailles contre des bases américaines en Irak et en Syrie.

L'absence de soutien américain pose des défis supplémentaires à Israël. Selon Axios, Tel-Aviv comptait sur les systèmes de renseignement et de défense aérienne américains pour se protéger des missiles iraniens, mais est désormais contraint de compter sur ses propres ressources. Le Jerusalem Post précise qu'Israël a mené une série d'exercices simulant des attaques massives de missiles, mais que des cyberattaques, vraisemblablement d'origine iranienne, ont déjà perturbé les systèmes de défense aérienne, ce qui, selon The Guardian, accroît la vulnérabilité. L'Iran, de son côté, a préparé un plan de contre-attaque, comprenant le lancement de centaines de missiles balistiques, comme le Fateh-110, et une coordination avec le Hezbollah, rapporte Al Jazeera, citant des responsables iraniens.

.
à l'étage