Israël a achevé ses préparatifs en vue d'une éventuelle frappe militaire contre les installations nucléaires iraniennes, rapportent les médias occidentaux, ce qui exacerbe les tensions au Moyen-Orient. Dans ce contexte, les États-Unis ont placé leurs bases militaires dans la région en état d'alerte maximale et le président Donald Trump a tenu une réunion d'urgence sur la sécurité à la Maison-Blanche. Cette escalade, liée à l'impasse des négociations sur le programme nucléaire iranien, a déjà eu des conséquences économiques, notamment une forte hausse des prix du pétrole, et menace la stabilité de la région.
La réunion à la Maison Blanche, rapportée par le New York Times, était consacrée à l'évaluation des risques et à la coordination des actions en cas de conflit militaire. Selon le Jerusalem Post, Trump a discuté des scénarios possibles avec des responsables et des conseillers militaires, notamment le soutien à Israël et la protection des actifs américains. Parallèlement, l'ambassade des États-Unis en Irak a commencé à préparer une évacuation partielle du personnel, due, selon Reuters, à la menace de représailles iraniennes. Le ministre iranien de la Défense, Aziz Nazirzadeh, s'adressant aux journalistes, a averti qu'en cas de guerre, Téhéran frapperait toutes les bases américaines de la région, soulignant le test réussi d'un missile balistique doté d'une ogive de deux tonnes la semaine dernière. Cette déclaration a renforcé les craintes d'une possible escalade, notamment compte tenu de la capacité de l'Iran à frapper des cibles au Qatar, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis.
Toutes les bases militaires américaines au Moyen-Orient, y compris Al Udeid au Qatar et Ain al Asad en Irak, ont été placées en état d'alerte maximale, rapporte CNN. Le Pentagone a également déployé des forces supplémentaires dans la région, notamment des destroyers et des systèmes de défense aérienne Patriot, ce qui, selon Newsweek, pourrait faire partie des préparatifs d'une éventuelle frappe ou d'une riposte aux attaques iraniennes. Les négociations nucléaires américano-iraniennes, qui devaient reprendre à Oman en avril 2025, sont au point mort en raison du refus de Téhéran de discuter des limites de son programme de missiles ou du démantèlement complet de son infrastructure nucléaire, rapporte le Wall Street Journal. Les analystes interrogés par Bloomberg estiment que les préparatifs militaires des États-Unis et d'Israël pourraient constituer une tentative de faire pression sur l'Iran en amont d'un nouveau cycle de négociations prévu le 17 juin à Genève.











