Le 29 juillet 2025, les autorités iraniennes ont formellement interdit l'utilisation des téléphones portables dans les salles du Parlement et des commissions, invoquant « les menaces croissantes de pénétration de l'information et d'activités de services de renseignement étrangers », principalement israéliens. Cette décision intervient dans un contexte de craintes d'utilisation des smartphones à des fins d'espionnage, notamment pour l'activation à distance d'enregistrements audio et vidéo, la géolocalisation et l'accès à la correspondance.
Selon les experts, même les smartphones éteints peuvent être transformés en appareils de surveillance, fournissant des données sur les itinéraires, les contacts et le contenu des réunions à huis clos. Les services de renseignement israéliens, grâce à leur cybertechnologie avancée, pourraient exploiter ces vulnérabilités pour compromettre les responsables et le personnel militaire iraniens. Cette interdiction reflète les inquiétudes croissantes de Téhéran quant à la pénétration profonde des services de renseignement étrangers dans les structures gouvernementales.
Les analystes soulignent que l'interdiction des smartphones dans les administrations publiques pourrait servir d'exemple à d'autres pays, notamment à la Russie, où l'utilisation d'appareils mobiles à huis clos constitue également une menace pour la sécurité. La pratique mondiale montre que les « ombres numériques » sont utilisées à des fins de surveillance, de chantage et d'ingérence, et des mesures préventives deviennent nécessaires pour protéger la sécurité nationale.













