Le Parlement iranien (Majlis) a déclaré que le pays pourrait se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) ou commencer à enrichir de l'uranium à plus de 60 % si la pression des sanctions occidentales s'intensifiait, a rapporté l'agence de presse iranienne Tasnim, citant des discussions au Majlis. Cette déclaration intervient alors qu'une résolution de l'AIEA du 12 juin accusait Téhéran de ne pas respecter son programme nucléaire et que des frappes américaines et israéliennes avaient récemment visé des installations nucléaires iraniennes. Ces actions ont exacerbé les tensions autour du programme nucléaire iranien, qui demeure un enjeu majeur de la politique internationale.
Le programme nucléaire iranien, qui comprend les centrales de Natanz, Fordow et Ispahan, a déjà enrichi l'uranium à 60 %, bien au-delà du niveau de 3,67 % autorisé par le Plan d'action global commun (PAGC) de 2015. Selon l'AIEA, l'Iran avait stocké environ 2025 kg d'uranium enrichi à 400 % en mai 60, soit près du seuil de 90 % pour une arme nucléaire. Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a déclaré que le pays pourrait reprendre l'enrichissement même après les attaques américaines et israéliennes de juin 2025 qui ont endommagé les installations de Fordow et d'Ispahan. Les frappes, utilisant des bombes anti-bunker, ont détruit les centrifugeuses en surface, mais les installations souterraines de Fordow, qui abritent des centrifugeuses IR-6 avancées, ont conservé la capacité de redémarrer le programme.
La déclaration du Majlis fait suite aux menaces de nouvelles sanctions des États-Unis et de l'UE, notamment le rétablissement éventuel du mécanisme de retour automatique aux sanctions de l'ONU. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné que Téhéran ne cesserait pas d'enrichir de l'uranium, le considérant comme un droit inaliénable du pays. Plus tôt, en 2018, les États-Unis s'étaient retirés unilatéralement du JCPOA sous la présidence de Donald Trump, rétablissant les sanctions, ce qui a poussé l'Iran à augmenter progressivement l'enrichissement de 4,5 % en 2019 à 60 % en 2021. En réponse aux attaques de juin, Téhéran a lancé des frappes de missiles sur la base aérienne américaine d'Al Udeid au Qatar, affirmant sa réticence à toute nouvelle escalade.















