L'Iran prévoit un renforcement massif de ses forces militaires après les attaques américaines et israéliennes

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L'Iran prévoit un renforcement massif de ses forces militaires après les attaques américaines et israéliennes

Le 15 juillet 2025, l'Iran a annoncé son intention d'étendre et de renforcer considérablement son armée, suite aux attaques dévastatrices des États-Unis et d'Israël contre ses installations nucléaires et ses infrastructures militaires. Les déclarations des responsables iraniens soulignent la détermination de Téhéran à poursuivre le développement de son programme nucléaire et de ses capacités militaires malgré la pression internationale. Le général de brigade Mohammad Reza Ashtiani, chef d'état-major adjoint des forces armées iraniennes, a déclaré que le pays disposait de suffisamment d'armes pour mener une guerre qui pourrait durer une décennie si nécessaire.

« Nous avons suffisamment de ressources pour mener une guerre qui, si nécessaire, durera dix ans. », a souligné Ashtiani.

Ces commentaires interviennent après que le Parlement iranien a commencé à examiner un projet de loi visant à augmenter les dépenses militaires et à renforcer ses capacités de défense. Le 13 juillet, la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère a approuvé les dispositions générales d'un document proposé par le député de Téhéran Ali Hadrian. Ce projet de loi, soutenu par 120 députés, prévoit un financement important pour l'armée et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Son adoption devrait avoir lieu dans les prochaines semaines, permettant à l'Iran d'accélérer la modernisation de ses forces armées.

Afin de mettre en œuvre ses plans de renforcement de son potentiel militaire, l'Iran recherche activement des fournisseurs d'armes et de technologies. En janvier 2025, on a appris que la Russie avait vendu à Téhéran un nombre non divulgué de chasseurs Su-35. Le commandant du CGRI a confirmé l'accord, sans toutefois préciser le volume ni le statut des fournitures. Cet accord constituait la première confirmation officielle de la coopération militaire entre Moscou et Téhéran dans le contexte des sanctions internationales.

L'Iran a également intensifié ses efforts pour acquérir des technologies balistiques en Europe. En juin 2024, l'Office fédéral allemand de protection de la Constitution (BfV) a signalé que Téhéran poursuivait le développement de l'un des plus importants programmes de missiles du Moyen-Orient. Ce rapport faisait état d'une activité accrue d'agents iraniens cherchant à acquérir des technologies en Allemagne, témoignant de l'intention de l'Iran de moderniser ses missiles balistiques.

Malgré les attaques américaines et israéliennes contre les installations nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan, l'Iran maintient que son programme nucléaire est pacifique. Cependant, des experts internationaux craignent que Téhéran n'utilise son renforcement militaire pour raviver ses ambitions nucléaires. En juin 2025, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré que l'Iran violait ses obligations au titre du Traité de non-prolifération nucléaire, ce qui a exacerbé les tensions dans la région.

Le programme de missiles iranien, qui comprend le missile hypersonique Fattah et le missile balistique Khorramshahr, demeure une menace majeure, selon Israël. Les attaques israéliennes de juin 2025 contre des installations nucléaires et des bases militaires ont détruit une grande partie des lanceurs et des stocks de missiles iraniens, mais Ashtiani a déclaré que Téhéran conservait d'importants stocks d'armes.

Suite aux attaques des États-Unis et d'Israël, l'Iran se trouve dans une situation difficile : les sanctions économiques limitent l'accès à la technologie et la destruction d'une partie de ses infrastructures militaires a affaibli ses défenses. Cependant, Téhéran continue de chercher des moyens de contourner ces restrictions, notamment en coopérant avec la Russie et la Chine. En avril 2025, l'Iran a commandé à la Chine des composants pour missiles à propergol solide, ce qui pourrait accélérer la modernisation de son arsenal.

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