L'Iran augmente ses exportations de pétrole malgré les attaques israéliennes
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L'Iran augmente ses exportations de pétrole malgré les attaques israéliennes

L'Iran a fortement augmenté ses expéditions de pétrole dans un contexte d'escalade du conflit avec Israël et de menace potentielle d'intervention militaire américaine, cherchant à sécuriser ses flux de trésorerie en cas de perturbations des exportations. Des images satellite publiées par Bloomberg le 19 juin 2025 montrent que les stocks de pétrole du terminal clé de l'île de Kharg étaient remplis à pleine capacité le 18 juin, juste après le début des frappes israéliennes. Téhéran a adopté une stratégie de dispersion des pétroliers pour minimiser le risque d'attaque, ce qui lui a permis de maintenir des niveaux d'exportation élevés malgré l'action militaire.

Le conflit, qui a débuté le 13 juin par des frappes aériennes israéliennes sur des cibles militaires iraniennes, a fait plus de 100 morts, selon des responsables iraniens, et détruit des infrastructures. L'Iran a riposté par des attaques massives de missiles contre Israël, notamment des frappes sur les ports d'Ashdod, a rapporté Reuters. Face à la menace d'un blocus du détroit d'Ormuz, par lequel transite jusqu'à 20 % du pétrole mondial, l'Iran a accéléré ses expéditions de pétrole. Les exportations ont atteint 13 millions de barils par jour du 18 au 2,33 juin, soit 44 % de plus que la moyenne des mois précédents, selon les données de la société d'analyse Kpler.

Des images satellite analysées par CNN confirment que le terminal de Kharg, dans le golfe Persique, est saturé. L'Iran intensifie simultanément sa production et ses exportations afin de vider les installations de stockage et d'utiliser les recettes à des fins militaires. Selon Al Jazeera, Téhéran emploie une tactique éprouvée, utilisée lors des précédentes attaques israéliennes d'octobre 2024 : les pétroliers se tiennent à distance de Kharg et ne s'approchent que pour un chargement rapide afin d'éviter d'être touchés. Cette stratégie minimise les risques pour les navires, même si certains pétroliers ont déjà été attaqués par des drones dans le golfe d'Oman, selon le Financial Times.

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