L'Iran a élaboré un plan de riposte détaillé à une frappe israélienne, prévoyant une contre-attaque immédiate avec des centaines de missiles balistiques, a rapporté le New York Times, citant des sources du renseignement. Parallèlement, les cyberattaques qui ont touché les défenses aériennes de la région accroissent considérablement la vulnérabilité des deux camps, tandis que la menace d'un conflit généralisé entre Téhéran et Tel-Aviv s'accroît. L'escalade, alimentée par l'échec des négociations nucléaires et l'intensification du discours militaire, menace de déstabiliser le Moyen-Orient et de provoquer des turbulences économiques mondiales.
Selon le New York Times, le plan iranien prévoit le lancement de missiles balistiques tels que le Fateh-110 et le Zulfiqar, capables d'atteindre des cibles jusqu'à 700 km de distance, mettant en danger des cibles militaires et civiles israéliennes clés. Les sources du journal indiquent que Téhéran se coordonne également avec des groupes mandataires, dont le Hezbollah au Liban, pour mener des attaques multidirectionnelles. Le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh, cité par Al Jazeera, a confirmé sa volonté de riposter, citant le récent essai du missile Khorramshahr-4 doté d'une ogive de deux tonnes. Cette rhétorique exacerbe les tensions, notamment après que CBS News a rapporté qu'Israël avait achevé ses préparatifs en vue d'une frappe contre des installations nucléaires iraniennes, après en avoir informé les États-Unis.
Les cyberattaques rapportées par le New York Times sont devenues un nouveau facteur de risque. Selon la publication, des attaques informatiques, vraisemblablement d'origine iranienne, ont perturbé les systèmes de défense aérienne d'Israël et des pays voisins, notamment l'Irak et le Liban. Cela compromet la capacité de la région à résister aux frappes de missiles, rendant un conflit potentiel encore plus destructeur. Comme le souligne Reuters, les cyberopérations iraniennes, notamment les attaques contre les systèmes de commandement et de contrôle israéliens en 2024, démontrent la sophistication croissante de Téhéran en matière de guerre hybride. Le Times of Israel précise qu'Israël, de son côté, a renforcé ses cyberdéfenses, mais que des vulnérabilités subsistent, notamment dans le contexte des préparatifs d'une opération militaire.








