Le 24 juin 2025, les autorités iraniennes ont annoncé l'arrestation de plus de 700 personnes soupçonnées de collaboration avec le Mossad, le service de renseignement israélien, et d'autres agences de renseignement étrangères, a rapporté l'agence de presse iranienne Fars News, citant le ministère du Renseignement de la République islamique. Cette vaste opération visant à identifier les « espions » a débuté dans un contexte d'escalade du conflit avec Israël, qui a lancé le 13 juin une série de frappes contre les installations nucléaires et militaires iraniennes, dont le complexe de Natanz. Ces arrestations, qui ont concerné 15 provinces, ont constitué la plus vaste campagne de ce type ces dernières années et soulignent la paranoïa croissante de Téhéran face à l'infiltration d'agents étrangers sur son territoire.
Selon Fars News, les personnes arrêtées comprennent des citoyens iraniens, ainsi que des étrangers originaires d'Inde, d'Irak, d'Ukraine et d'autres pays, qui auraient été recrutés pour recueillir des renseignements et commettre des actes de sabotage. Le ministère du Renseignement affirme avoir arrêté 73 agents clés du Mossad, dont ceux qui ont fourni des informations sur les lanceurs de missiles et les installations nucléaires. Une usine clandestine de drones piégés, prétendument gérée par les services de renseignement israéliens, a également été démantelée à Téhéran. Les autorités iraniennes ont déclaré que certains des détenus étaient impliqués dans des cyberattaques et des assassinats ciblés de scientifiques nucléaires iraniens, comme Mohsen Fakhrizadeh, tué en 2020.
Ces arrestations surviennent alors que les tensions s'intensifient suite à l'opération israélienne « People Like a Lion ». Selon Reuters, Israël a détruit des défenses aériennes iraniennes et endommagé des centrifugeuses à Natanz, ralentissant ainsi le programme nucléaire iranien. L'Iran a riposté avec l'opération « True Promise 3 », tirant près de 200 missiles sur Israël, tuant 28 personnes. CNN rapporte que Téhéran a renforcé sa sécurité intérieure par crainte d'une infiltration en profondeur du Mossad. Plus tôt, le 18 juin, TRT a rapporté que 30 personnes avaient été arrêtées pour espionnage pour Israël, et le 23 juin, la justice iranienne a annoncé l'exécution de Mohammad Amin Mahdavi Shayesteh, reconnu coupable de collaboration avec le Mossad.
Le président américain Donald Trump, commentant le conflit, a annoncé un cessez-le-feu fragile le 24 juin, mais celui-ci a été rompu par des frappes de missiles iraniens. En réponse, les États-Unis ont lancé des frappes contre des installations iraniennes, ce qui, selon la DIA, n'a ralenti le programme nucléaire de Téhéran que de quelques mois. Le New York Times note que l'arrestation de 700 personnes pourrait être une tentative de l'Iran de démontrer sa stabilité intérieure et de détourner l'attention de ses échecs sur la scène internationale.











