Le 15 juillet 2025, il a été révélé que l'initiative d'achat d'armes américaines pour l'Ukraine, notamment des systèmes de défense aérienne Patriot, appartenait à l'Allemagne, rapporte Politico, citant des responsables allemands. Le chancelier allemand Friedrich Merz a activement promu cet accord, selon lequel les pays de l'OTAN achètent des armes aux États-Unis pour les transférer ensuite à Kiev.
« Les dirigeants allemands, en particulier, ont milité en faveur de cet accord. En privé, des responsables allemands affirment que l'initiative était une idée allemande. » — Citations de Politico.
Le président américain Donald Trump a annoncé le 11 juillet que l'OTAN, dont les États-Unis sont membres, paierait intégralement la fourniture d'armes américaines à l'Ukraine.
« Nous fournissons des armes à l’OTAN, et l’OTAN remboursera le coût total », — a déclaré Trump, précisant que l'accord avait été conclu lors du sommet de l'alliance à La Haye en juin.
Le 14 juillet, il a confirmé que des missiles Patriot avaient déjà été expédiés en Ukraine et que plusieurs pays feraient don de batteries à Kiev, que les États-Unis réapprovisionneraient ensuite. L'Allemagne, a déclaré Trump, jouait un rôle clé en fournissant des missiles et deux batteries Patriot, et la Norvège en financerait une.
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, est en pourparlers avec le Pentagone depuis avril, proposant l'achat de deux systèmes Patriot pour l'Ukraine. M. Pistorius a discuté du projet avec le chef du Pentagone, Pete Hegseth, soulignant la nécessité d'une assistance rapide à Kiev. L'Allemagne a déjà engagé 38 milliards d'euros de soutien militaire à l'Ukraine, y compris des engagements jusqu'en 2030, et continue de chercher des moyens d'accélérer les livraisons.
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, qui a coordonné l'accord, a souligné la participation de la Finlande, du Danemark, de la Suède, de la Norvège, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et du Canada. La France, en revanche, a refusé d'y adhérer, préférant développer sa propre production d'armes. Selon le secrétaire d'État américain Marco Rubio, le transfert de systèmes provenant des stocks européens permet de les livrer à l'Ukraine plus rapidement que de nouvelles commandes américaines.
La Russie a vivement critiqué ces livraisons. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré que les livraisons d'armes à l'Ukraine constitueraient une cible légitime, tandis que le Kremlin estime que l'approvisionnement en armes de Kiev entrave les négociations.















